(Paris) Les marchés boursiers patientaient sans faire de zèle mercredi à la veille de la publication de l’indice des prix américains à la consommation et d’une réunion de la Banque centrale européenne.

Agence France-Presse

Vers 10 h 15, les indices européens continuaient de traîner des pieds : Francfort cédait 0,52 %, Londres 0,47 % et Milan 0,25 %. Paris faisait du surplace (+0,09 %).

La Bourse de New York se préparait à ouvrir à un niveau proche de ses niveaux de clôture de la veille. Selon les contrats à terme, l’indice Dow Jones devrait ouvrir inchangé (-0,03 %) %, le S&P 500  en hausse de 0,13 % et le NASDAQ devrait avancer de 0,27 %.

Depuis le début de la semaine, les marchés sont sur la réserve en attendant l’indice des prix américains à la consommation, une donnée cruciale avant la réunion monétaire de la Réserve fédérale (Fed) la semaine prochaine.  

Les investisseurs s’interrogent sur la durabilité du soutien monétaire des banques centrales dans un contexte de montée des prix.  

De nouvelles statistiques de l’inflation en Chine sont venues alimenter les craintes de hausse des prix dans le monde : l’indice des prix à la consommation s’est inscrit en hausse de 1,3 % sur un an en mai. Plus marquant encore, les prix à la production ont augmenté de 9 % sur la période, sa plus forte hausse depuis septembre 2008.

« Les investisseurs auront encore besoin d’une confirmation, comme le rapport sur l’indice des prix à la consommation américain de demain, avant de prendre une décision sur la manière de gérer leur exposition aux actifs plus risqués », souligne Pierre Veyret, analyste chez ActivTrades.

Ils surveilleront aussi, selon lui, « la décision de la Banque du Canada sur les taux, où une surprise est toujours possible ». En avril, la banque centrale avait laissé entrevoir une hausse de son taux directeur dans la deuxième moitié de 2022, plutôt qu’en 2023 comme elle l’indiquait encore récemment.

Si les banques centrales estiment que l’inflation restera temporaire, les investisseurs restent de leur côté très attentifs aux facteurs potentiels d’une inflation persistante, notamment les salaires américains.

« Si l’inflation venait à accélérer plus que prévu, la variable à surveiller sera les anticipations d’inflation », affirme Bastien Drut, responsable macroéconomie chez CPR AM, expliquant qu’« un emballement des anticipations pousserait la Fed à durcir sa politique monétaire de façon précipitée, à arrêter rapidement ses achats d’actifs et à communiquer sur des hausses de taux directeurs à venir ».

Le secteur minier tiré vers le bas

Vers 7 h 50 à Londres, Antofagasta perdait 2,41 % à 1518,50 pence et Rio Tinto 2,15 % à 6058 pence, pâtissant des craintes d’inflation durable. À Paris, Eramet lâchait 1,37 % à 54,15 euros et Aperam creusait ses pertes (-2,43 % à 46,62 euros).

Optimisme du tourisme

Les valeurs du tourisme étaient nette hausse, après la validation par le Parlement européen du passeport vaccinal pour les voyages cet été.

Vers 7 h 45, le groupe IAG (British Airways) grimpait de 3,75 % à 205,45 pence et la compagnie EasyJet de 2,50 % à 992 pence. À Paris, Accor montait de 1,77 % à 35,58 euros et Air France-KLM de 3,78 % à 4,72 euros.

Après Renault, Volkswagen mis en examen

Au lendemain de l’annonce par Renault (-0,35 % à 34,35 euros) de sa mise en examen, Volkswagen (-1,31 % à 230,50 euros) par qui le scandale du « dieselgate » est arrivé, a été mis en examen pour « tromperie » en France.

Le pétrole poursuit sa progression

Vers 7 h 45, le pétrole poursuivait sa course en avant sans pour autant inquiéter le marché des emprunts souverains. Le taux américain à dix ans reculait à 1,50 % mercredi contre 1,53 % la veille, après avoir dépassé 1,77 % fin mars.

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août prenait 0,58 % à 72,64 dollars, au plus haut en plus de deux ans.

Le baril de WTI pour le mois de juillet, qui se négocie au New York Mercantile Exchange (NYMEX), restait installé au-dessus des 70 dollars, seuil atteint la veille, à 70,35 dollars.

De son côté, l’euro montait de 0,16 % par rapport au billet vert, à 1,2193 dollar.

Le bitcoin remontait de 3,70 % autour des 34 870 dollars après avoir failli passer mardi sous le plancher des 30 000 dollars, ce qui ne lui est plus arrivé depuis le mois de janvier.