(Paris) Les marchés actions évitaient de prendre trop de risques mardi en Europe et à Wall Street, au cours de séances attentistes avant les chiffres de l’inflation qui seront publiés jeudi aux États-Unis.

Agence France-Presse

La Bourse de New York évoluait en ordre dispersé : vers 13 h, l’indice Dow Jones (-0,01 %) était proche de l’équilibre comme le S&P 500 (+0,08 %), qui avait touché son record du 7 mai à l’ouverture. Le NASDAQ, à forte coloration technologique, prenait 0,25 %.  

La prudence a été réitérée en Europe au lendemain d’une séance hésitante : Paris a pris 0,11 %, Londres 0,25 %, tandis que Francfort a cédé 0,23 % et que Milan est resté stable (-0,06 %).

Les indices européens ont été agréablement surpris par la révision inattendue du produit intérieur brut du premier trimestre en zone euro, mais réfrénés par la baisse de la production industrielle en avril et du moral des investisseurs en juin en Allemagne.

Tous les yeux sont désormais tournés vers la réunion de la Banque centrale européenne de jeudi et vers l’indice des prix à la consommation aux États-Unis pour le mois de mai qui sera publié dans la foulée.

La plupart des intervenants de marché ne s’attendent à aucun changement de politique monétaire immédiat, mais cherchent à savoir si le sursaut de l’inflation sera transitoire ou non, alors que s’améliore la situation conjoncturelle.

Pour l’heure, le plus grand nombre prévoit que la Fed commencera à lancer des discussions sur le ralentissement de ses achats d’actifs lors de son symposium de Jackson Whole en août.

La réunion de la Banque centrale européenne (BCE) ne devrait pas non plus conduire à un changement de politique monétaire dans l’immédiat.

« Toutefois, même si rien ne changeait cette fois-ci, le débat sur l’ampleur du soutien monétaire nécessaire est susceptible de s’intensifier à mesure que les progrès se poursuivent pour sortir de la pandémie », écrit Ulrike Kastens, économiste à DWS.

Selon elle, « la BCE continuera également à préserver les conditions de financement favorables et restera donc active sur le marché. Mais le pic du soutien monétaire devrait être atteint cette année, pour diminuer sensiblement en 2022 ».  

Sur le marché obligataire, les taux se détendaient, le rendement américain à 10 ans se repliant à 1,54 % contre 1,57 % la veille en clôture.

Aviva visée par un fonds activiste

Aviva a pris 2,70 % à 421,80 pence. L’investisseur activiste Cevian a annoncé mardi avoir pris une participation de près de 5 % au capital de l’assureur britannique dont il espère des réductions de coûts plus ambitieuses et des gestes envers les actionnaires.

Merck recherchée

Le titre a clôturé une nouvelle fois en haut du tableau (+1,83 % à 150,30 euros), le chimiste ayant été très recherché.  

Clover Health multiplié par deux

L’action du prestataire de soins en ligne s’envolait de 136 % (à 9,80 dollars) à Wall Street après avoir déjà gagné plus de 32 % lundi, poussée par l’enthousiasme d’internautes-investisseurs très actifs sur un célèbre forum du site Reddit qui a déjà participé à l’envolée de titres comme GameStop et AMC.

Le bitcoin chancèle

Le prix du bitcoin reculait fortement mardi et s’approchait du seuil symbolique de 30 000 dollars, pas franchi depuis le mois de janvier, entraînant les autres cryptomonnaies dans son sillage.

Vers midi et 40, le bitcoin perdait 6,72 % à 32 142 dollars, un niveau inobservé depuis mi-mai, quand la volatile cryptomonnaie avait temporairement perdu 30 % en une séance.

Aucune explication concrète ne semblait expliquer la baisse des cours mardi, mais certains analystes soulignaient que la saisie de bitcoins appartenant aux pirates de Darkside représentant 2,3 millions de dollars par les autorités américaines avait pu jouer un rôle.

Du côté du pétrole et de l’euro

Les cours du pétrole repartaient de l’avant après avoir baissé dans la matinée au lendemain de nouveaux sommets.

Vers 16 h 45 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août remontait de 0,38 % à 71,76 dollars, à Londres.

Le baril de WTI pour le mois de juillet, la référence américaine, reprenait 0,53 % à 69,60 dollars.

De son côté, l’euro s’effritait de 0,10 % face au billet vert, à 1,22 dollar.