(Paris) Les Bourses mondiales terminaient vendredi sur une note mitigée une semaine riche en rendez-vous et un mois d’avril qui les a vues atteindre de nouveaux sommets, les bonnes nouvelles macroéconomiques et microéconomiques du jour n’ayant pas suffi toutefois à leur donner une nouvelle impulsion.

Agence France-Presse

Au terme d’une séance hésitante et d’une semaine de consolidation, Paris (-0,53 %), Francfort (-0,12 %) et Milan (-0,56 %) ont fini en baisse tandis que Londres a grappillé 0,12 %.

Les places française, allemande et britannique ont néanmoins de nouveau progressé au mois d’avril, et restaient proches de leurs sommets récents.

De même, au lendemain d’un nouveau record pour le S&P 500, Wall Street flanchait : vers 16 h 15 GMT, le Dow Jones perdait 0,62 %, le NASDAQ baissait de 0,43 % et l’indice élargi S&P 500 cédait 0,56 %.

Pourtant, les bonnes nouvelles n’ont pas manqué, tant sur le front macroéconomique que microéconomique.

Les revenus des ménages ont en effet bondi de 21,1 % en mars aux États-Unis, la plus forte hausse jamais enregistrée, tandis que l’inflation sur un an dépasse les 2 %.

La confiance des consommateurs y a en outre grimpé en avril à son plus haut niveau depuis le début de la crise, grâce aux perspectives optimistes sur la reprise de l’emploi.

Enfin, l’activité manufacturière de la région de Chicago a bondi en avril à son niveau le plus haut depuis décembre 1983.

Les investisseurs « sont un peu à la recherche de nouveaux catalyseurs de hausse, car beaucoup de bons résultats de sociétés et de bonnes nouvelles macroéconomiques sont déjà dans les cours », explique Daniel Larrouturou, gérant actions chez Dôm Finance.  

« Nous assistons à une espèce de temporisation » des marchés avec « un rattrapage des valeurs qui étaient un peu en retard », poursuit-il.

Sur le Vieux Continent, le produit intérieur brut de la zone euro a reculé de 0,6 % au premier trimestre tandis que l’inflation y a progressé en avril à 1,6 % sur un an.

Seule la France a vu son PIB rebondir légèrement sur la période (+0,4 %) quand celui de l’Allemagne s’est contracté de 1,7 %, tout comme ceux de l’Espagne (-0,5 %), de l’Italie (-0,4 %) et surtout du Portugal (-3,3 %), en raison des restrictions imposées pour contrer la pandémie.

Sur le plan sanitaire, plus de 150 millions de cas de COVID-19 ont été recensés dans le monde, l’Inde et le Brésil se trouvant aujourd’hui en première ligne dans l’épidémie que l’Europe entend laisser derrière elle d’ici l’été.

Sur le marché obligataire, les taux d’emprunt n’ont pas varié ce vendredi en Europe et le rendement américain à dix ans se stabilisait également après avoir progressé depuis mardi.

Barclays dégringole

La banque britannique a lourdement chuté (-7,01 % à 175,50 pence) en dépit d’un bénéfice net multiplié par près de trois au premier trimestre. Elle reste toutefois prudente dans ses prévisions.

Darktrace s’envole pour ses débuts en Bourse

La société britannique de cybersécurité Darktrace s’est envolée de 32 % à 330 pence, pour son premier jour de cotation, effaçant ainsi un peu pour la place londonienne le fiasco de l’entrée en Bourse de Deliveroo.

AstraZeneca dopé par ses ventes de vaccins

Le groupe pharmaceutique suédo-britannique grimpait de 4,34 % à 7719,00 pence, après avoir annoncé un bénéfice net doublé sur un an au premier trimestre, grâce aux ventes de son vaccin contre la COVID-19 qui ont atteint 275 millions de dollars.

Eni en petite forme

Le géant italien des hydrocarbures Eni a perdu 2,67 % à 9,93 euros malgré l’annonce d’un bénéfice au premier trimestre, dopé par la remontée des cours du pétrole.

Du côté du pétrole, de l’euro et du bitcoin

Après avoir atteint jeudi un sommet en six semaines, les cours du pétrole refluaient.

Vers 16 h 15 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin perdait 1,97 % à 67,21 dollars à Londres.

À New York, le baril américain de WTI pour le même mois reculait de 2,45 % à 63,42 dollars.

Du côté des devises, l’euro reculait de 0,71 % face au billet vert, à 1,2035 dollar.  

Le bitcoin progressait de 5,89 % à 56 946 dollars.