(New York) La Bourse de New York a retrouvé le moral vendredi, reprenant confiance en l’ouverture de l’économie américaine, le Dow Jones et le S&P touchant de peu de nouveaux records à la fin d’une semaine volatile.

Agence France-Presse et La Presse Canadienne

Selon les résultats définitifs à la clôture, l’indice Dow Jones a engrangé 1,39 % à 33 072,88 points, gagnant dans les dernières minutes de la séance un nouveau sommet. Le NASDAQ à forte coloration technologique, a avancé de 1,24 % à 13 138,72 points. Le S&P 500 a repris 1,66 % à 3974,54 points, dépassant de moins d’un demi-point son record du 17 mars.

« Cette période d’hésitation et de rotation qui s’est imposée depuis février touche à sa fin », a commenté Karl Haeling de LBBW qui estime qu’après la fin du trimestre et les congés de Pâques, le marché boursier « et le goût du risque vont reprendre du poil de la bête ».

La Bourse de New York sera fermée le 2 avril pour le jour férié du Vendredi saint, mais le marché obligataire sera ouvert pour une demi-séance.  

Sur la semaine, le Dow Jones et le S&P 500 finissent finalement en progrès malgré plusieurs séances de pertes, respectivement de 1,36 % et de 1,57 %. Le NASDAQ a récupéré du terrain, ne lâchant plus que 0,57 %.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a gagné 101,48 points pour clôturer la séance à 18 752,58 points. Sur l’ensemble de la semaine, il a cédé 0,5 %.

Avec la campagne de vaccination qui a permis 200 millions d’injections aux États-Unis au cours des premiers 100 jours du mandat du président Joe Biden, « cela veut dire que l’économie va plus vite vers la réouverture », a indiqué Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.

Pour Karl Haeling, « c’est l’excuse officielle pour cette remontée : les vaccins et les nouvelles bancaires », c’est-à-dire le feu vert de la Banque centrale (Fed) jeudi réautorisant les rachats d’actions et distributions de dividendes d’ici fin juin.  

Mais l’analyste estime que le goût pour le risque illustre les rééquilibrages de portefeuilles avant la fin du trimestre mercredi, les investisseurs se positionnant dans un marché qui sera « peu liquide » la semaine prochaine.

Avril, un bon mois pour la bourse

« La combinaison des baisses dans le secteur de la tech ces dernières semaines et du Dow Jones cette semaine, a sainement nettoyé le marché », prêt pour un nouveau départ, selon M. Haeling. « Avril est historiquement un mois haussier pour les actions », a-t-il rappelé.

Quasiment tous les onze secteurs du S&P 500 ont conclu dans le vert, à commencer par les valeurs de l’énergie (+2,62 %) alors que le cours du brut a fortement rebondi vendredi, à cause du blocage du canal de Suez par un porte-conteneur géant.

Le secteur des technologies de l’information a bien rebondi aussi, Facebook gagnant 1,54 % et Netflix +1,03 %.

Parmi les banques, Bank of America a gagné 2,71 %, Citigroup 1,81 %, JPMorgan Chase 1,67 %.

La séance a été par ailleurs marquée par le groupe de bureaux partagés WeWork, qui a annoncé vendredi qu’il allait faire son entrée en Bourse sans doute au 3e trimestre, à travers un SPAC, ces coquilles vides qui facilitent la levée de fonds sur le marché boursier.

Les minivans électriques d’Arrival, un groupe créé par un ancien ministre russe et coté pour la première fois sur le NASDAQ jeudi à travers une SPAC, ont vu l’action chuter de 2,41 % vendredi.

Les rendements sur les bons du Trésor à 10 ans s’inscrivaient à 1,67 % contre 1,63 % la veille, même si l’indice PCE d’inflation, très surveillé par la Fed, a montré une inflation muette en février à +0,2 %, moins que prévu. Sur un an, elle a accéléré un peu à 1,6 %, surtout à cause de la hausse des prix de l’énergie.