(Paris) Les principales Bourses mondiales relevaient la tête lundi, à l’exception de Paris et Madrid, aidées par la hausse de Wall Street même si de nouvelles restrictions en Europe encourageaient les investisseurs à la retenue.

Agence France-Presse

À la clôture européenne, Londres a pris 0,26 %, Francfort 0,25 % et Milan 0,26 %, mais Paris a lâché 0,49 % et Madrid 1,76 %.  

La Bourse de New York a de son côté terminé en hausse, tirée par un rebond de la tech : le Dow Jones a avancé de 0,32 %, le NASDAQ a engrangé 1,23 % et le S&P 500 a gagné 0,70 %. Ces indices ont été aidés par un apaisement sur le marché obligataire.

« La baisse des rendements du Trésor a soulagé le secteur des technologies de l’information et d’autres actions liées à la croissance qui avaient récemment subi des pressions, alors que le secteur financier est resté à la traîne », ont souligné les analystes de Schwab.

Malgré cette accalmie sur les taux, « l’état d’esprit en Europe est un peu fragile » au terme de la première séance de la semaine, résume David Madden, analyste pour CMC Markets UK.  

Quelques jours après l’entrée en vigueur de restrictions de déplacements sur le sol français, l’Allemagne s’apprête à renforcer ses mesures barrières, avec notamment sur la table d’éventuels couvre-feux.

Le confinement partiel en place en Allemagne depuis fin 2020 et prévu jusqu’au 28 mars, pourrait être prolongé au moins jusqu’au 18 avril. Le pays vient également de décider de suspendre en 2022, pour la troisième année d’affilée, sa règle sacro-sainte de « frein à l’endettement ».

Également source d’inquiétude, l’approvisionnement en doses de vaccin d’AstraZeneca suscite des tensions entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.

La Commission européenne a menacé samedi de bloquer les exportations de ce vaccin si l’UE, qui a reçu moins de 10 % des doses prévues pour l’année, ne recevait pas d’abord les approvisionnements promis.  

Or, le bloc est loin d’être uni : l’Irlande a exprimé lundi sa vive opposition à un éventuel blocage, qui serait « très rétrograde ».  

Plus tôt lundi, le Nikkei à Tokyo avait perdu plus de 2 % et la Bourse de Hong Kong 0,36 %, tandis que celle de Shanghai avait pris 1,14 %.

Une reprise compromise dans l’aérien

Les titres liés au secteur aérien pâtissaient de perspectives de reprise repoussées par l’aggravation de la situation sanitaire en Europe. À Francfort, Lufthansa a perdu 3,12 % à 11,18 euros tandis que le gestionnaire d’aéroports Fraport s’est affiché en retrait de 3,98 % à 49,74 euros.

À Paris, Air France-KLM a reculé de 1,41 % à 5,04 euros, tandis qu’Aéroports de Paris (ADP) a perdu 2,73 % à 103,20 euros.

À Londres, IAG s’est enfoncé de 5,20 % à 195,95 pence et Easyjet a plongé de 5,43 % à 941,20 pence.

AstraZeneca bien orienté

Le laboratoire AstraZeneca (+3,29 % à 7344,00 pence) a affirmé lundi que son vaccin était efficace à 80 % contre la COVID-19 chez les personnes âgées et n’augmentait pas le risque de caillots sanguins, selon les résultats qui étaient très attendus des essais cliniques de phase 3 aux États-Unis.

L’auto allemande vrombit

Volkswagen (+7,29 % à 237,60 euros) s’est à nouveau envolé après une recommandation à l’achat par Deutsche Bank, en devançant BMW (+2,67 % à 84,69 euros) et Daimler (+0,52 % à 74,16 euros).

Du côté du pétrole, de l’euro et de la livre turque

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a terminé à 64,62 dollars, en hausse de 0,14 % à Londres par rapport à la clôture de vendredi.  

À New York, le baril américain de WTI pour avril, dont c’est le dernier jour de cotation, a gagné 0,21 % à 61,55 dollars.

Dans le même temps, à 17 h, l’euro gagnait 0,26 % face au billet vert, à 1,1935 dollar.  

Le bitcoin perdait en revanche 6,54 % à 54 578 dollars.  

La livre turque, qui avait plongé de près de 15 % à la suite du limogeage surprise du gouverneur de la Banque centrale, limitait un peu ses pertes (-7,41 %) face au billet vert, à 7,79 livres pour un dollar. Dans son sillage, la Bourse d’Istanbul a également accusé une forte chute.