(New York) Les prix du pétrole ont accéléré leur hausse jeudi, alimentés par des prévisions optimistes pour la croissance mondiale publiées plus tôt dans la semaine et au lendemain de la diffusion de l’état des stocks aux États-Unis.  

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a terminé à 69,63 dollars, en hausse de 2,54 % ou 1,73 dollar à Londres, par rapport à la clôture de la veille.

À New York, le baril américain de WTI pour avril a avancé de 2,45 %, ou 1,58 dollar, à 66,02 dollars.

Les cours du brut « ont été tirés par ceux de l’essence », alors que le rapport hebdomadaire sur les stocks américains de brut mercredi a montré que les stocks d’essence avaient nettement diminué, a expliqué James Williams, de WTRG Economics.

Du fait de la vague de froid exceptionnelle qui avait paralysé les infrastructures pétrolières du Texas notamment mi-février, la production des raffineries avait drastiquement chuté.

« Les raffineries se remettent en marche et vont utiliser plus de brut », a souligné l’expert de WTRG Economics. Dans le même temps, la demande de brut devrait s’accélérer « avec le début de la saison des déplacements ».

Des prévisions plus optimistes pour la croissance mondiale ont aussi soutenu les cours.  

Mardi, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a revu à la hausse sa prévision de croissance mondiale en 2021, à 5,6 % contre 4,2 %, tablant sur les effets conjugués du mégaplan de relance américain, adopté le lendemain par le Congrès américain, et de la vaccination.

Par ailleurs, l’OPEP a indiqué jeudi qu’elle prévoyait un rebond de la demande mondiale de 5,9 mb/j, pour atteindre 96,3 mb/j, une projection marginalement supérieure à la prévision du mois dernier.

Enfin, le président russe Vladimir Poutine a fait des commentaires optimistes sur l’évolution de la production des pays producteurs, lors d’une visioconférence avec des responsables économiques jeudi.

« Je pense que les décisions qui ont été prises récemment dans le cadre de l’OPEP “nous donnent encore des raisons de croire que la transition vers une situation normale de l’économie mondiale sera douce, calme et stable », a-t-il déclaré.

Lundi, le WTI a atteint 67,98 dollars le baril, une première depuis octobre 2018. Le même jour, le Brent a franchi brièvement la barre des 70 dollars, s’approchant de son précédent record du 8 janvier 2020.