(Londres) Les cours du pétrole, en progression continue depuis le début de la semaine dernière, ont conclu en hausse mercredi après la publication des stocks de brut aux États-Unis.

Agence France-Presse

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril a gagné 0,62 % ou 38 cents à Londres par rapport à la clôture de mardi, à 61,47 dollars.

Le baril américain de WTI pour le mois de mars s’est apprécié dans le même temps de 0,55 % ou 32 cents à 58,68 dollars.

Le Brent est sur une impressionnante série de neuf séances consécutives de hausse.

Les deux contrats de référence en Europe et aux États-Unis se sont appréciés d’environ 20 % depuis le début de l’année et retrouvent des prix respectivement plus vus depuis le 24 et le 21 janvier 2020, avant que la pandémie ne les précipite dans l’abîme.

Le marché a salué particulièrement le rapport hebdomadaire sur les stocks de brut américain par l’Agence américaine d’information sur l’énergie (EIA).

Les réserves de pétrole brut aux États-Unis ont reculé plus que prévu la semaine dernière et la demande a augmenté.

Les stocks commerciaux de brut dans le pays ont diminué de 6,6 millions de barils (MB) lors de la semaine s’achevant le 5 février, s’établissant à 469 MB, là où les analystes avaient tablé sur une baisse médiane de 800 000 barils.

Les raffineries américaines ont aussi retrouvé leur niveau d’activité d’il y a un an à 83 %, au plus haut depuis mars 2020.

Les principaux indices de référence « sont dans une nette tendance haussière, car les investisseurs parient sur une reprise économique rapide une fois que le vaccin permettra d’assouplir les mesures de restrictions », a commenté Carlo Alberto De Casa, analyste d’Activtrades.  

« En outre, toute nouvelle concernant des mesures de relance budgétaire ou monétaire supplémentaires accentue l’optimisme et déclenche de nouveaux achats », a-t-il ajouté.

C’est le cas notamment aux États-Unis, premier consommateur de brut, où le gouvernement de Joe Biden veut faire passer un plan massif de 1900 milliards de dollars au plus vite pour permettre une relance rapide de l’économie.