Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar

Publié le 31 janv. 2021
Richard Dufour
Richard Dufour La Presse

Le champion québécois à la Bourse de Toronto en janvier est Senvest Capital.

Ce holding montréalais est l’un des dix plus gros actionnaires de GameStop avec une participation de 5 % dans le détaillant de jeux vidéo. La valeur de ce placement a été multipliée par cinq cette semaine. Les 3,6 millions d’actions de GameStop détenues par Senvest valent aujourd’hui 1,2 milliard US.

Senvest a révélé sa participation à l’automne alors que le titre de GameStop valait moins de 20 $ US. Le titre de GameStop a monté à 483 $ US jeudi et clôturé la semaine à 325 $ US.

L’action de Senvest a gagné 52 % en janvier. Opsens (+ 36 %), Haivision (+ 36 %), TFI (+ 30 %) et Bombardier (+ 27 %) sont d’autres gagnants du mois au Québec.

Chez les perdants pour janvier, notons CAE (- 16 %), Transat (- 17 %), Uni-Sélect (- 16 %), Nuvei (- 14 %) et Brault et Martineau (- 12 %).

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L’attaque contre les vendeurs à découvert sur les titres de GameStop, BlackBerry et d’autres est l’histoire de la semaine en Bourse. « Ce que nous voyons, c’est un bon vieux jeu de chicken », disent les gestionnaires de portefeuille Vincent Fournier et Maxime Dubé, de Claret.

« Quand deux voitures foncent l’une contre l’autre pour voir quel pilote sera le premier à prendre peur et changer de direction, eh bien, il y aura éventuellement un accident et une énorme somme d’argent sera perdue. Nous avons vu les médias sociaux rassembler des gens qui pensaient pouvoir prendre le Capitole, alors une attaque contre les vendeurs à découvert est une aventure qui semble bien ordinaire », ajoutent-ils dans une note envoyée à leurs clients.

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La Scotia a lancé jeudi sa couverture des activités de Stella-Jones sans recommander l’achat du titre du producteur montréalais de poteaux de téléphone et de traverses de chemin de fer. L’analyste Benoit Laprade apprécie la stabilité et la prévisibilité des activités, et aime le bilan financier et les perspectives. Il croit toutefois qu’à court terme, les fournisseurs de produits de construction de base ont un meilleur potentiel en raison des prix et de la forte demande attendue pour le bois d’œuvre.

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« Le marché boursier est beaucoup trop rapide dans son anticipation de la fin de la pandémie. D’ici la fin de l’été, on devrait observer un changement déterminant dans les attentes alors que la vie pourra revenir à un semblant de normalité. Les plus grands perdants de la pandémie devraient alors profiter d’une belle poussée en Bourse », soutient le gestionnaire de portefeuille montréalais Stephen Takacsy, de Gestion Lester, dans sa plus récente lettre financière.

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Tecsys a un nouvel adepte. Steven Li, de la firme Raymond James, a lancé en milieu de semaine sa couverture du fournisseur montréalais de logiciels de gestion de la chaîne d’approvisionnement en recommandant l’achat du titre. Il fixe sa cible sur 12 mois à 70 $. « L’explosion du commerce électronique accélérée par la pandémie fait réaliser à plusieurs clients le besoin d’une chaîne d’approvisionnement plus complète et agile à un moment où ils utilisent toujours un système qui date du tournant des années 2000 », souligne l’analyste.

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Un membre du conseil d’administration de Couche-Tard a acheté cette semaine pour près de 200 000 $ d’actions de la chaîne de dépanneurs de Laval. Eric Boyko a acheté un bloc de 5000 actions mardi.

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« Si Bombardier peut améliorer ses marges au-delà de mes hypothèses, limiter ses dépenses à moyen terme, réduire ses frais d’intérêt et gérer son fonds de roulement, un désendettement plus important que prévu est probable, et une appréciation significative de l’action à long terme est possible », dit Tim James, de la TD, dans une note publiée vendredi. Sa cible sur 12 mois demeure à 55 cents.

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« Nous anticipons vendre les titres du secteur des Télécommunications en portefeuille compte tenu de la tendance baissière de la rentabilité de ces entreprises », évoque le co-chef des placements, actions canadiennes, chez Optimum Gestion de placements, Martin Delage, dans la lettre financière de la firme.

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Les titres québécois de Savaria, Haivision, Stingray, 5N Plus, mdf commerce, TFI (ex-TransForce) et Goodfood ont tous touché cette semaine un sommet des 52 dernières semaines en Bourse.

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À la suite de la couverture médiatique concernant des titres comme ceux de GameStop, AMC, BlackBerry, etc., une demande d’action collective contre TD Waterhouse Canada au nom de « toutes les personnes qui avaient un compte de courtage TD Waterhouse et à qui TD Waterhouse interdisait d’acheter ou de vendre des titres » a été déposée vendredi. Les avocats Joey Zukran et Michael Vathilakis soutiennent que cette démarche vise à obtenir des dommages compensatoires pour les clients de TD Waterhouse dont les transactions – achat ou vente – ont été restreintes.