(New York et Toronto) La Bourse de New York a fini dans le vert mardi, profitant de l’envolée des prix du pétrole et de la confiance des investisseurs en un redémarrage de l’activité économique aux États-Unis et dans le monde.

Agence France-Presse et La Presse canadienne

Le Dow Jones Industrial Average, son indice vedette, a gagné 0,56 % à 23 883,09 points.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, s’est apprécié de 1,13 % à 8809,12 points.

L’indice élargi S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, est lui monté de 0,90 % à 2868,44 points.

La Bourse de Toronto a clôturé en hausse, soutenue par ses secteurs des technologies de l’information et des services aux collectivités.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a pris 66,52 points pour terminer la journée à 14 811,56 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 71,27 cents US, en hausse par rapport à son cours moyen de 71,00 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a grimpé de 4,17 $ US à 24,56 $ US le baril, tandis que celui de l’or a cédé 2,70 $ US à 1710,60 $ US l’once. Le prix du cuivre a grimpé de 2 cents à 2,33 $ US la livre.

La place new-yorkaise s’est montrée plutôt enthousiaste face à la réouverture progressive de l’économie de nombreux États américains et aux mesures de déconfinement à travers le monde.

La Californie, cinquième économie mondiale, va ainsi commencer à assouplir certaines mesures à la fin de la semaine.

Si le nombre de morts est tombé à son plus bas niveau quotidien depuis un mois aux États-Unis (1015), les autorités tablent sur une nouvelle flambée qui se traduira par 3000 décès par jour, selon un document dévoilé par la presse américaine.

Par ailleurs, « l’optimisme (des investisseurs) a éclipsé plusieurs données dans des secteurs clefs ayant montré les profonds bouleversements provoqués par la pandémie de COVID-19 », notent les analystes de Charles Schwab.

L’activité dans les services aux États-Unis a ainsi reculé en avril, pour la première fois depuis décembre 2009, touchée par les mesures de confinement, selon l’indice de l’association professionnelle ISM.

Le déficit commercial a lui rebondi en mars avec un plongeon des exportations américaines, selon les données du département du Commerce.

Envolée pétrolière

La place new-yorkaise a également été portée mardi par la nette hausse des cours de l’or noir mardi, le WTI new-yorkais grimpant de plus de 20 % et le Brent londonien de plus de 14 %.

Le marché pétrolier fait le pari d’une reprise de la consommation, espérant que le transport mondial va redémarrer avec le début du déconfinement.

À l’exception de Chevron (+1,59 %), les majors cotées sur la place new-yorkaise n’ont pas particulièrement profité de la hausse du pétrole : Exxon Mobil a reculé de 0,11 %, Occidental de 1,29 % et EOG Resources de 1,48 %.

Parmi les autres valeurs, L Brands a baissé de 3,49 %. Le propriétaire de la marque emblématique de lingerie Victoria’s Secret, a annoncé lundi avoir trouvé un accord annulant son acquisition annoncée en février par le fonds Sycamore Partners.

Starbucks s’est apprécié de 1,40 %. Selon une lettre de son patron citée par plusieurs médias américains, la chaîne de cafés compte rouvrir 85 % de ses enseignes américaines d’ici à la fin de la semaine et 90 % avant début juin.

United Arlines a chuté de 4,51 %. La compagnie aérienne prévoit de supprimer au moins 3450 emplois de cadres au 1er octobre, soit 30 % de cadres, pour répondre à la nouvelle donne du trafic aérien décimé par la pandémie de COVID-19, selon des documents internes consultés mardi par l’AFP.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine progressait, s’établissant à 0,6651 % contre 0,6334 % lundi soir.