(Londres) L’or a atteint un nouveau sommet en sept ans, après celui de vendredi, porté par les craintes autour du coronavirus, dont l’épidémie ne cesse de s’étendre.

Agence France-Presse

Vers 4 h 25, l’or a culminé à 1689,31 dollars, un niveau plus vu depuis fin janvier 2013.

« Les investisseurs se précipitent sur l’or comme valeur refuge, inquiets que l’épidémie de COVID-19 ne puisse faire dérailler la croissance mondiale », a commenté Avtar Sandu, analyste pour Phillip Futures, tandis que le métal précieux prenait environ 2,5 % par rapport à la clôture de vendredi.

« Plus la maladie s’étend et plus les titres de presse deviennent hystériques, plus le prix grimpera », a renchéri David Govett, analyste pour Marex Spectron, qui juge cependant la réaction du marché « excessive ».

Depuis la mi-janvier et la médiatisation autour de ce nouveau virus apparu en Chine, l’or, qui évoluait déjà à des niveaux historiquement hauts, a gagné 8 %. Considéré comme une valeur refuge, il a tendance à s’apprécier en période de nervosité.

Lundi, le regain d’inquiétude observé sur les marchés, avec des Bourses mondiales en forte baisse, s’expliquait par l’accélération de l’épidémie à travers le globe.

Le nombre de personnes contaminées a fortement augmenté de la Corée du Sud à l’Iran, pays qui comptent respectivement le plus grand nombre de cas de contamination et de décès en dehors de la Chine.

En Europe, l’Italie est devenue ce week-end le premier pays du continent à imposer des mesures de quarantaine dans une dizaine de communes du nord de la péninsule. Le pays comptait lundi aux alentours de 200 cas de contamination, pour quatre décès.