(Londres) Les cours du pétrole sont repassés dans le vert mardi en cours de séance européenne, aidés par un indicateur américain meilleur qu’attendu dans un contexte toujours fébrile lié à la propagation de l’épidémie de pneumonie virale.

Agence France-Presse

Vers 11 h 40, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars valait 59,96 dollars à Londres, en hausse de 1,13 % par rapport à la clôture de lundi.

À New York, le baril américain de WTI pour la même échéance gagnait 1,13 % à 53,74 dollars.

Les deux indices de référence européen et américain restent sur cinq séances consécutives de baisse et ont touché lundi leurs plus bas depuis le mois d’octobre.  

Mais le Brent a repassé temporairement la barre symbolique des 60 dollars sous laquelle il évoluait la veille pour la première fois depuis le 1er novembre.

« Après avoir subi une pression baissière très importante, les prix du pétrole retrouvent de l’air grâce aux bons chiffres américains », a commenté Naeem Aslam, de Avatrade, auprès de l’AFP.

La confiance des consommateurs aux États-Unis a rebondi en janvier et dépassé les attentes des analystes après avoir légèrement faibli en décembre, selon l’indice du Conference Board publié mardi.

Le secrétaire américain à la Santé, Alex Azar, a appelé mardi le gouvernement chinois à plus de transparence dans la gestion de l’épidémie qui a déjà fait plus de 100 morts dans le pays, avec plus de 4500 personnes contaminées au total.

« Plus l’épidémie se propage, plus l’impact économique potentiel et l’impact sur la consommation de pétrole sont importants », avait estimé plus tôt dans la journée Craig Erlam, de Oanda.

La quasi-totalité de la province chinoise du Hubei - soit environ 56 millions d’habitants - est coupée du monde depuis jeudi par un cordon sanitaire draconien.

Tous les secteurs économiques pourraient être affectés : les entreprises de Shanghai ont par exemple reçu l’ordre de ne pas reprendre leur activité avant le 9 février, à l’exception des supermarchés et pharmacies.

L’épidémie « a relégué au second plan les perturbations de l’offre libyenne » d’or noir qui auraient pu contribuer à relever les cours du brut, avait complété Al Stanton, de RBC.

La production de pétrole a chuté de 75 % en Libye en raison du blocage des terminaux pétroliers depuis le 18 janvier, passant de plus de 1,2 million à un peu plus de 320 000 barils par jour, a annoncé samedi la Compagnie nationale de pétrole (NOC).