Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar

Richard Dufour Richard Dufour
La Presse

Le plus gros actionnaire institutionnel de Thérapeutique Knight vient de vendre un important bloc d’actions de la société pharmaceutique montréalaise.

Resolute Funds a vendu pour plus de 7 millions de dollars d’actions de Knight durant le mois de novembre.

Les transactions ont fait glisser la participation de l’institutionnel torontois sous la barre des 10 %. Resolute a indiqué cette semaine aux autorités boursières avoir commencé le mois de décembre avec une participation de 9,61 % dans Knight.

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Dans une semaine, le titre de Thérapeutique Knight sera supprimé du principal indice de la Bourse de Toronto. Le gestionnaire de l’indice composé S&P/TSX en a fait l’annonce en fin de journée vendredi.

C’est GFL Environmental qui remplacera Knight au sein de l’indice à compter du 21 décembre. Être évincé d’un indice peut avoir un effet sur la valeur d’un titre, car d’importantes sommes investies sur les marchés boursiers le sont par l’entremise de fonds indiciels qui reproduisent des indices en détenant les titres qui les composent.

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Hexavest qualifie novembre de « mois de l’euphorie ». Une approche prudente est de mise, soutient le gestionnaire d’actifs montréalais dans son bilan du dernier mois publié cette semaine. « Nos vecteurs de valorisation et de sentiment se retrouvent en territoire de bulle spéculative. La frénésie soudaine et abrupte des marchés a laissé très peu de marge de manœuvre aux gestionnaires pour ajuster leurs positions », est-il précisé.

« Les blessures profondes infligées par les mesures de restrictions sanitaires, notamment la forte détérioration des bilans des entreprises et l’explosion des déficits gouvernementaux, pèseront sur la croissance économique pendant plusieurs trimestres, et ce en dépit du baume apporté par les vaccins. »

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La forte poussée de l’action d’Air Canada depuis la fin septembre s’est arrêtée cette semaine. La force de la deuxième vague de COVID-19 laisse entrevoir une reprise plus lente qu’anticipé de la demande pour les voyages, selon l’analyste Tim James, de la TD. Dans sa note publiée jeudi, il souligne aussi l’impact de l’assouplissement « limité » des restrictions imposées sur les voyages.

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Valeurs mobilières Banque Laurentienne est devenue mardi la deuxième firme d’analyse à assurer une couverture officielle de Guru. Furaz Ahmad ne recommande pas d’acheter le titre de l’entreprise montréalaise de boissons énergisantes, même s’il se dit conscient du marché potentiel à conquérir à court et à long terme. « J’opte pour la prudence compte tenu de l’évaluation actuelle suite à la forte appréciation du titre depuis ses débuts en Bourse le 2 novembre. »

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L’engouement pour l’action de Guru est en partie attribuable à un effet de culte, selon un gestionnaire de portefeuille montréalais. C’est ce que soutient Paul Beattie, de la firme BT Global, dans son commentaire mensuel publié cette semaine. Il dit regretter d’avoir vendu des actions de Guru à 8,50 $ et à 9 $, quelques jours seulement après l’entrée en Bourse de l’entreprise, le mois dernier. Il pensait pouvoir trouver une meilleure valeur « ailleurs ».

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Un administrateur de Boralex vient de vendre pour près de 13 millions de dollars d’actions du producteur d’énergie renouvelable de Kingsey Falls. Ed Kernaghan a vendu 322 000 actions entre le 24 novembre et le 11 décembre. Les transactions ont été effectuées au nom de Kernwood, la société de portefeuille et d’investissement qu’il dirige.

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Les titres québécois de Lassonde, Transcontinental, Dollarama, WSP, Tecsys, BRP et Nuvei ont tous touché cette semaine un sommet de la dernière année en Bourse.