Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar

Richard Dufour Richard Dufour
La Presse

Détenir des actions de Champion Iron est un investissement boursier « aussi proche d’un placement gagnant qu’il est possible de l’être », affirme un gestionnaire de portefeuille montréalais.

« Je continue d’acheter des actions de Champion Iron et je m’attends à ce que le titre monte à près de 5 $ au cours des six prochains mois », souligne Paul Beattie, de la firme BT Global, dans sa lettre financière mensuelle.

Paul Beattie ne se formalise pas de la récente poussée boursière de la société d’exploration montréalaise qui a fait tripler l’action à plus de 4 $ depuis le printemps. Il se dit très impressionné par les résultats trimestriels dévoilés à la fin octobre.

« Si Champion ne se fait pas acheter d’ici un an, la direction annoncera ses prochaines phases d’expansion et je ne serais pas surpris de voir l’action à plus de 10 $ dans trois ans. »

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Si Jarislowsky Fraser a largué plus de 60 % de sa participation dans la Banque Royale l’été dernier, ce n’est pas parce que la Royale est une « mauvaise » banque. Le gestionnaire de portefeuille Charles Nadim explique que c’est pour avoir les liquidités pour acheter des actions de belles entreprises canadiennes (Magna, CAE, Shopify, etc.) qui ont piqué du nez avec la pandémie.

« C’est une question de diversification dans un monde où il y a de plus en plus d’opportunités au pays mal comprises par les investisseurs. Il y a de plus en plus d’entreprises de première classe ici. »

Il pense notamment à Tecsys, Kinaxis, Descartes, Enghouse, Real Matters, etc. « Le Canada produit de plus en plus de chefs de file mondiaux. Les Canadiens sont parmi les plus instruits au monde et le pays attire des talents. On voit depuis plusieurs années une accélération massive de l’innovation canadienne, ce qui a créé des opportunités en technologies. On voit aussi une accélération marquée de la pénétration du commerce électronique. On a probablement gagné cinq ans de pénétration en six mois cette année. »

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Les noms de BRP et de Gildan ont été ajoutés vendredi à la liste des titres chouchous de la TD, l’« Action Buy List ». Dans le cas de BRP, l’analyste Brian Morrison juge exagéré le récent repli du titre et croit que les prévisions de bénéfices à court terme risquent de s’avérer « conservatrices ».

Il estime que l’arrivée prochaine d’un vaccin devrait stimuler la demande future pour les vêtements fabriqués par Gildan et utilisés pour l’impression personnalisée puisqu’un assouplissement prochain des mesures de distanciation devrait permettre à nouveau l’organisation de concerts, évènements sportifs et évènements corporatifs.

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Quelques transactions d’initiés notoires ont été enregistrées dans le Québec inc. le 11 novembre :

Le grand patron de Saputo, Lino Saputo, a acheté pour un peu plus de 2 millions de dollars d’actions du producteur fromager montréalais. Il a acheté 60 000 actions au prix unitaire de 34,22 $.

Une administratrice du CN a vendu pour près de 300 000 $ d’actions du transporteur ferroviaire montréalais. Edith Holiday a cédé un bloc de 2000 actions.

Un haut dirigeant d’Air Canada a vendu pour environ 70 000 $ d’actions du transporteur aérien montréalais. Mark Galardo s’est délesté de 3534 actions.

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L’offre de rachat visant à fermer le capital de Dorel est un bon exemple démontrant qu’il y a des occasions intéressantes sur le marché boursier canadien. Toutefois, l’opposition à cette offre de rachat au prix de 14,50 $ par action est de plus en plus forte. Si le gestionnaire d’actifs montréalais Letko Brosseau a publiquement fait connaître son mécontentement au début du mois, la firme montréalaise BT Global est un autre actionnaire institutionnel de Dorel qui entend voter contre l’offre de rachat.

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L’action de Héroux-Devtek n’est pas près « d’atterrir », selon Benoit Poirier, de Desjardins. Cet analyste a apposé en début de semaine la mention « Top Pick » au titre du fabricant de trains d’atterrissage de Longueuil. Les résultats trimestriels que l’entreprise vient de présenter l’ont impressionné. « Héroux-Devtek n’a pas été récompensé par le marché pour sa résilience durant la pandémie, notamment attribuable à son exposition grandissante au secteur militaire. »

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Les titres québécois de Transcontinental, TFI (ex-TransForce), GDI, Lightspeed, Intertape Polymer, Champion Iron et Guru ont touché cette semaine un sommet de la dernière année en Bourse.

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Le NASDAQ et la Bourse de New York seront fermés jeudi et ouverts pour une demi-journée seulement vendredi en raison du congé de Thanksgiving.