(New York et Toronto) La Bourse de New York a fini sans direction lundi à l’issue d’une séance en dents de scie, où plusieurs grandes valeurs technologiques se sont nettement repliées après des gains importants ces dernières semaines.

Agence France-Presse et La Presse canadienne

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average a fini proche de l’équilibre, grappillant 0,04 % à 26 085,80 points.

Le NASDAQ, qui restait sur trois records consécutifs, a lui chuté de 2,13 % à 10 390,84 points.

Le S&P 500 a pour sa part abandonné 0,94 % à 3155,22 points. En cours de séance, l’indice élargi de Wall Street est revenu à son niveau de début d’année avant de s’affaisser.

Sur le parquet de la Bourse de Toronto, l’indice composé S&P/TSX a clôturé à 15 639,41 points, en baisse de 74,41 points.

À la Bourse de New York, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a pris 10,50 points, à 26 085,80 points, tandis que le S&P 500 a abandonné 29,82 points, à 3155,22 points. Le NASDAQ a échappé 226,60 points, à 10 390,84 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est transigé au cours moyen de 73,71 cents US, par rapport au cours moyen de 73,56 cents, vendredi.

Parmi les 11 secteurs du TSX, le plus important recul a été observé du côté des technologies de l’information (-2,49 %), alors que les titres des compagnies comme Shopify et Lightspeed POS ont affiché des baisses respectives de 6,2 % et 5,5 %.

À la Bourse des matières premières de New York, le prix du baril de pétrole a reculé de 45 cents US, à 40,10 $ US le baril, alors que le prix de l’once d’or a grimpé de 12,20 $ US, pour terminer à 1814,10 cents. Le prix de la livre de cuivre a gagné 5,75 cents US, à environ 2,96 $ US la livre.

Selon Patrick O’Hare de Briefing.com, le repli du marché n’est pas surprenant, car il évoluait à un niveau particulièrement élevé depuis plusieurs semaines.

Les indices ont notamment piqué du nez après la décision du gouverneur de Californie de réimposer des restrictions face à la recrudescence des cas de coronavirus dans l’État.

Gavin Newsom a ainsi décrété la fermeture des salles de restaurant en intérieur, des cinémas, ainsi qu’une série de commerces et services (coiffeurs, salles de sports, lieux de culte, etc.) dans une trentaine de comtés à risque, dont celui de Los Angeles.

Ces annonces ont fourni « l’excuse parfaite à un marché surévalué pour respirer un peu, notamment du côté des valeurs technologiques », note M. O’Hare.

Amazon (-3,00 %), Apple (-0,46 %), Facebook (-2,28 %), Microsoft (-3,09 %) et Alphabet (-1,74 %), la maison mère de Google, ont tous fini dans le rouge.

Le constructeur de véhicules électriques haut de gamme Tesla a connu une folle chevauchée, bondissant de 14 % en début de séance avant de s’effondrer et de perdre 3,08 % à la clôture, faisant visiblement les frais de mouvements spéculatifs.

La place new-yorkaise avait débuté en hausse, portée par des espoirs d’avancées sur le front médical.

Les laboratoires américain Pfizer (+4,08 %) et allemand BioNTech (+10,55 %) ont en effet annoncé qu’ils comptaient démarrer la prochaine phase de leurs essais cliniques ce mois-ci sur 30 000 patients. Les sociétés espèrent produire 100 millions de doses du vaccin d’ici la fin 2020 et plus de 1,2 milliard avant la fin 2021.

Par ailleurs, les acteurs du marché auront les yeux tournés cette semaine vers les résultats trimestriels des grandes banques américaines. JPMorgan Chase (+1,43 %), Citigroup (-0,85 %) et Wells Fargo (-0,24 %) publieront leurs chiffres mardi.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine s’établissait à 0,6168 % vers 16 h 45, en baisse par rapport à vendredi soir (0,6447 %).

Southwest pessimiste

Parmi les valeurs du jour, la compagnie aérienne Southwest a baissé de 1,75 %. Dans une lettre aux salariés au ton pessimiste, son patron a averti que l’entreprise devrait tripler le nombre de ses passagers d’ici à la fin de l’année pour éviter les licenciements.

PespiCo est monté de 0,22 %. L’entreprise, qui a dévoilé lundi ses résultats trimestriels, a profité au plus fort des mesures de confinement d’une hausse de ses ventes de collations et de produits pour le petit-déjeuner tandis que celles de sodas, vendus notamment dans les stations-service, ont reculé.

Le fabricant américain de semi-conducteurs Maxim Integrated a grimpé de 8,11 %. Le groupe va être racheté par Analog Devices (-5,82 %), qui a annoncé un paiement entièrement en actions pour l’équivalent de 20,91 milliards de dollars.