(New York et Toronto) La Bourse de New York a fini sans direction claire jeudi, dans un marché soutenu par ses géants technologiques, mais contrarié par le nombre de nouvelles infections au coronavirus aux États-Unis et ses possibles conséquences sur l’économie du pays.

Agence France-Presse et La Presse canadienne

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a cédé 1,39 % à 25 706,09 points et l’indice élargi S&P 500 a perdu 0,56 % à 3152,05 points.

En revanche, le NASDAQ a atteint son 26e record de l’année et son cinquième record du mois de juillet en finissant à 10 547,75 points (+0,53 %).

L’indice à forte coloration technologique de la place new-yorkaise a profité de la bonne santé de plusieurs de ses mastodontes, dont les fameux Gafam, à savoir Google, dont la maison mère Alphabet a pris 1,00 %, Amazon (+3,29 %), Facebook (+0,38 %), Apple (+0,36 %) et Microsoft (+0,70 %).

La Bourse de Toronto a clôturé la séance en baisse, à l’approche d’une nouvelle saison de résultats trimestriels particulièrement attendue.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a perdu 60,55 points pour terminer la journée avec 15 568,64 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 73,77 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 73,87 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a rendu 1,28 $ US à 39,62 $ US le baril, tandis que celui de l’or a perdu 16,80 $ US à 1803,80 $ US l’once. Le prix du cuivre a avancé de 1,45 cent US pour terminer la journée près de 2,84 $ US la livre.

Toutefois, indiquent les analystes de Charles Schwab, le marché se montre « prudent face à l’incertitude qui plane au sujet des conséquences de la hausse continue des nouveaux cas de COVID-19 aux États-Unis. »

Des chiffres hebdomadaires meilleurs que prévu sur les demandes d’allocation chômage aux États-Unis n’ont pas suffi à rassurer les investisseurs jeudi.

Le pays a enregistré 1,314 million de nouvelles inscriptions au chômage en une semaine, en baisse par rapport à la semaine précédente et un peu moins qu’attendu par les analystes, selon les données publiées par le département du travail.

Au total, 18 millions de personnes touchaient le chômage dans le pays, également en retrait par rapport à la semaine précédente, mais à un niveau qui reste toujours particulièrement élevé : l’an passé à la même période, 1,7 million d’Américains percevaient une allocation chômage.

Par ailleurs, les acteurs du marché semblaient douter de plus en plus des chances de Donald Trump, dont les mesures pro-entreprises ont bénéficié aux milieux d’affaires, d’être réélu en novembre, selon Sam Stovall de CFRA.

La Cour suprême des États-Unis a infligé jeudi un revers au président américain, en jugeant qu’un procureur new-yorkais était en droit de réclamer les archives comptables du locataire de la Maison-Blanche, y compris ses déclarations d’impôt, tout en bloquant, pour l’instant, leur transfert au Congrès.

« Il y a des fissures dans sa stratégie de défense », estime M. Stovall.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait, s’établissant à 0,6103 % vers 16 h 40 contre 0,6644 % mercredi soir.

Delta prudent

Parmi les valeurs du jour, Walgreens Boots Alliance a chuté de 7,76 %. La chaîne de pharmacie a fait part de résultats moins bons que prévu pour le troisième trimestre de son exercice décalé, affichant un bénéfice par action de 83 cents là où les analystes avaient anticipé un profit de 1,17 dollar par action. Le groupe a souligné que la pandémie avait lourdement affecté son activité et annoncé un plan de restructuration qui va concerner 4000 emplois, soit 7 % des effectifs.

Harley-Davidson a gagné 0,63 %. Le célèbre fabricant de motos souhaite supprimer 700 postes dans le cadre d’un vaste plan de restructuration comprenant le départ de 500 employés dès la fin de l’année, selon un communiqué diffusé jeudi.

Delta Air Lines, dont le patron s’est montré très prudent jeudi sur la reprise des vols, a baissé de 5,04 %. Dans un mémo adressé aux salariés et consulté par l’AFP, Ed Bastian a rappelé que l’entreprise ne fonctionnait encore qu’à 30 % de son programme habituel en juillet.

General Motors a reculé de 6,09 %. Un juge américain a débouté mercredi le constructeur, qui accuse son concurrent Fiat Chrysler Automobiles d’avoir versé des pots-de-vin à des syndicalistes et faussé ainsi les négociations salariales dans l’ensemble du secteur automobile.