(New York) La Bourse de New York a entamé la semaine du bon pied lundi, portée une fois de plus par les grandes valeurs technologiques et ignorant la flambée des cas de coronavirus aux États-Unis.  

Agence France-Presse

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, est monté de 1,78 % à 26 287,03 points.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a gagné 2,21 % à 10 433,65 points, clôturant à un record pour la troisième séance de suite.

L’indice élargi S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, s’est apprécié de 1,59 % à 3179,72 points et évolue désormais à un peu plus de 200 points de son record, atteint en février.

La Bourse de Toronto a clôturé en hausse lundi, alimentée par les gains des secteurs des matériaux, de l’industrie et de la finance.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a avancé de 72,92 points pour terminer la séance avec 15 670,00 points.

La place new-yorkaise revenait d’un week-end prolongé de trois jours après avoir fermé jeudi soir en préparation de la fête nationale américaine.

Malgré les infections record dans le pays, avec près de 40 000 nouveaux cas recensés ces dernières 24 heures, les indices de Wall Street n’ont pas flanché.

« Le marché montre plus de résilience que je ne l’avais anticipé », concède Karl Haeling, spécialiste des marchés pour la banque LBBW.

« Je ne pensais pas que nous serions immunisés face aux mauvais chiffres sur le virus. Mais pour mauvais que soient les chiffres, il n’y a pas de volonté de fermer à nouveau l’économie », ajoute-t-il.

Comme souvent ces dernières semaines, plusieurs géants technologiques américains ont porté la Bourse à bout de bras.  

C’est notamment le cas d’Amazon (+5,77 %), dont l’action a atteint un nouveau plus haut et dépassé pour la première fois le seuil symbolique des 3000 dollars en clôturant à 3057,04 dollars.

Le titre de la plateforme de streaming Netflix (+3,55 %) a aussi fini à un record, à 493,81 dollars.

Au rang des indicateurs, l’activité dans les services aux États-Unis a renoué avec la croissance en juin, après deux mois de contraction sous l’effet de la pandémie de COVID-19, selon l’indice de l’association professionnelle ISM publié lundi.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine progressait, s’établissant à 0,6742 % vers 16 h 40, contre 0,6693 % jeudi soir.

Tesla taille des shorts

Parmi les valeurs du jour, Uber a grimpé de 6,00 %. Le groupe américain a annoncé lundi le rachat de la plateforme de livraison de repas à domicile Postmates pour 2,65 milliards de dollars, confirmant son tournant vers ce secteur pour compenser l’effondrement de son activité de transport de voyageurs depuis le début de la pandémie de COVID-19.

Tesla a bondi de 13,48 % et décroché un record, à 1371,58 dollars. Son fantasque patron Elon Musk a annoncé la mise en vente de shorts sur le site de l’entreprise, une opération visant à railler ses détracteurs qui misent sur la débâcle en Bourse du constructeur de voitures électriques haut de gamme et qui sont appelés des « shorters », en anglais.

Les géants de l’énergie Duke Energy (-2,48 %) et Domininon Energy (-11 %) ont chuté au lendemain de l’annonce de l’abandon d’un projet controversé de gazoduc traversant la chaîne montagneuse des Appalaches.

La holding Berkshire Hathaway (+2,18 %) de l’homme d’affaires Warren Buffett va racheter à Dominion des actifs dans le transport et le stockage de gaz naturel pour 9,7 milliards de dollars.

Les entreprises les plus dépendantes d’un redémarrage rapide de l’économie étaient orientées à la hausse, notamment les grandes compagnies aériennes comme Delta Air Lines (+2,60 %), American Airlines (+2,40 %) et United Airlines (+3,13 %).

- Avec La Presse canadienne