(New York) La Bourse de New York a fini la semaine nettement dans le rouge vendredi, la poussée alarmante des cas de coronavirus dans de nombreux États américains faisant peser un climat d’inquiétude sur le marché actions.

Agence France-Presse

Son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, a chuté de 2,84 % à 25 015,55 points.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a perdu 2,59 % à 9757,22 points.

L’indice élargi S&P 500 a lui cédé 2,42 % à 3009,05 points.

De lundi à vendredi, le Dow Jones a baissé de 3,3 %, le NASDAQ de 1,9 % et le S&P 500 de 2,8 %.

Les acteurs du marché se sont alarmés de la flambée des contaminations dans le sud et l’ouest des États-Unis ces derniers jours.

Au Texas, le gouverneur a ordonné la fermeture des bars et en Floride, les autorités ont annoncé que la consommation d’alcool serait dorénavant interdite sur place dans les bars, avec effet immédiat.

Ces mesures font craindre à de nombreux observateurs un ralentissement de la reprise économique américaine alors que les perspectives sont déjà peu réjouissantes.

« On approche de la fin du deuxième trimestre et il est prévu que les revenus (des entreprises cotées au S&P 500, NDLR) chutent d’environ 45 % », note ainsi Sam Stovall, responsable de la stratégie d’investissement chez CFRA Research.

« Chaque secteur devrait afficher un déclin par rapport à la même période l’an dernier avec des déclins plus marqués pour les secteurs de l’énergie, des biens de consommation non-essentiels et de l’industrie », précise M. Stovall.  

En début de séance, la place new-yorkaise a aussi réagi à des annonces de la Réserve fédérale jeudi soir, consécutives aux tests de résistance bancaire menés par l’institution.

Les 34 plus grandes banques des États-Unis vont devoir suspendre leurs programmes de rachats d’actions au troisième trimestre et limiter les versements de dividendes aux actionnaires, a décidé la Fed.  

Les titres de JP Morgan Chase (-5,48 %), Bank of America (-6,35 %), Citigroup (-5,88 %), Wells Fargo (-7,42 %), Goldman Sachs (-8,65 %) et Morgan Stanley (-3,57 %) ont nettement baissé.

Au rang des indicateurs, les dépenses des ménages aux États-Unis ont rebondi de 8,2 % en mai comparé au mois précédent, signe que l’économie américaine se remet lentement du marasme économique provoqué par la pandémie de COVID-19, selon les données du département du Travail.

L’inflation est, elle, repartie en hausse en mai à +0,1 % quand les analystes s’attendaient à ce qu’elle reste inchangée. En avril, les prix à la consommation avaient baissé de 0,5 %.

La confiance des consommateurs aux États-Unis s’est, pour sa part, améliorée moins fortement que prévu en juin dans un contexte de résurgence de la pandémie, selon l’estimation finale de l’enquête de l’Université du Michigan.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait, s’établissant à 0,6364 % vers 16 h 40 contre 0,6856 % jeudi soir.

Facebook sous pression

Parmi les valeurs du jour, Nike a chuté de 7,62 %. La marque a la virgule a dévoilé jeudi soir une perte nette de 790 millions de dollars au dernier trimestre de son exercice décalé, souffrant d’une chute de ses ventes en raison de la pandémie de COVID-19.

Gap a bondi de 18,80 %. L’enseigne américaine de prêt-à-porter a conclu un partenariat avec la marque Yeezy du rappeur et producteur Kanye West et va lancer une ligne dédiée en 2021.

Facebook a plongé de 8,32 %. Sous pression d’organisations de la société civile ainsi que d’une partie de ses employés, utilisateurs et clients, le réseau social va interdire davantage de types de messages haineux dans les publicités et prévoit d’ajouter des avertissements aux publications problématiques qu’il laisse en ligne.

Microsoft a cédé 2,00 %. Le géant de l’informatique a annoncé qu’il allait fermer la quasi-totalité de ses magasins dans le monde, l’essentiel de ses ventes se faisant désormais sur l’internet.

Amazon a baissé de 2,24 %. Le géant du commerce en ligne a confirmé l’acquisition de la jeune pousse américaine Zoox, spécialisée dans les véhicules autonomes.