(Londres) Les cours du pétrole étaient en baisse jeudi, pénalisés par des réserves américaines de brut à leur niveau record et la crainte d’une deuxième vague de COVID-19.

Agence France-Presse

Vers 5 h 40, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 40,38 dollars à Londres, en baisse de 3,24 % par rapport à la clôture de mercredi.

À New York, le baril américain de WTI pour le mois de juillet perdait 3,64 %, à 38,20 dollars.

« Les prix du pétrole reculent après le nouveau record des stocks de brut aux États-Unis » partagé mercredi par l’Agence américaine d’information sur l’Énergie (EIA), a expliqué Paola Rodriguez Masiu, analyste de Rystad.

Les réserves ont grimpé de 5,7 millions de barils (MB) pour s’établir à 538,1 MB au 5 juin selon le rapport hebdomadaire de l’EIA, leur plus haut historique.

Les réserves d’essence et de produits distillés (fioul de chauffage et gazole) sont aussi montées, signalant le faible dynamisme de la demande outre-Atlantique.

« Les prix sont de nouveau sous pression car les inquiétudes sur le rythme de la reprise de la demande se sont intensifiées », a ajouté Mme Rodriguez Masiu.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a notamment publié mercredi ses premières prévisions depuis le début de la pandémie et signalé que le chemin serait long avant un rebond de l’économie aux États-Unis.

La crainte d’une deuxième vague de COVID-19, « qui pèserait sur la demande pour le reste de l’année », était également de nature à rafraîchir les investisseurs, a complété Michael Hewson, de CMC Markets.

La veille, les prix avaient continué de profiter de l’accord trouvé samedi entre les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et leurs alliés pour prolonger en juillet la réduction historique de production à laquelle ils s’astreignent depuis le 1er mai.