Le London Metal Exchange offrira un marché pour l’aluminium à faible empreinte carbone.

Hélène Baril Hélène Baril
La Presse

Il s’agit d’une première pour l’institution londonienne, qui veut tester l’intérêt du marché pour de l’aluminium produit avec de l’énergie renouvelable, comme c’est le cas au Québec. Les premiers contrats pourraient être négociés l’an prochain, selon le Financial Times.

En principe, l’aluminium à faible empreinte de carbone recherché par des fabricants comme Apple et Tesla, devrait se négocier à prime par rapport au métal produit à partir d’énergies fossiles.

« C’est ce qu’on va voir, estime Jean Simard, le président de l’Association de l’aluminium du Canada, ça nous donnera une idée de l’appétit du marché ».

L’Association de l’aluminium du Canada représente Rio Tinto, Alcoa et Alouette, les trois producteurs qui ont des usines au Québec et qui produisent du métal à faible empreinte carbone avec de l’hydro-électricité.

Rio Tinto a déjà mis sur le marché de l’aluminium qui porte une étiquette verte, Renewal. L’entreprise est aussi associée à Alcoa et à Apple dans un centre de recherche dont l’objectif est de produire de l’aluminium sans émissions.

De plus en plus de manufacturiers sont préoccupés par l’environnement et recherchent des matières premières moins émissives. Mais la production d’aluminium à faible empreinte carbone reste modeste à l’échelle mondiale. Cette production est souvent vendue directement aux manufacturiers et il faudra voir quelle quantité pourra être offerte sur le marché du LME, souligne Jean Simard.

La production d’aluminium nécessite beaucoup d’électricité, de même que de l’alumine et de la bauxite. La Chine est le principal producteur mondial, principalement à partir du charbon.

Selon le LME, il y aura toujours un marché pour le métal dont l’empreinte carbone est plus importante.