(New York et Toronto) Les bourses nord-américaines ont terminé en ordre dispersé mardi, le Dow Jones marquant une pause après une forte progression tandis que le NASDAQ a profité de l’envolée de quelques grands noms de la tech comme Apple pour grimper à un nouveau record.  

Agence France-Presse et La Presse canadienne

L’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones Industrial Average, a cédé 1,09 % à 27 272,30 points quand le NASDAQ, à forte coloration technologique, s’est apprécié de 0,29 % à 9953,75 points. Il a dépassé pour la première fois en cours de séance le seuil symbolique des 10 000 points.  

Le S&P 500, qui représente les 500 plus grandes entreprises de Wall Street, a reculé de 0,78 % à 3207,18 points.

L’indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a reculé de 141,17 points pour terminer la séance avec 15 833,74 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 74,50 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 74,72 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a gagné 75 cents US à 38,94 $ US le baril, tandis que celui de l’or a pris 16,80 $ US à 1721,90 $ US l’once. Le prix du cuivre s’est pour sa part adjugé 3,35 cents US à 2,60 $ US la livre.

« Pour le Dow Jones et le S&P 500, les investisseurs procèdent simplement à quelques prises de profits », remarque Peter Cardillo de Spartan Capital Securities.

Après un brusque effondrement entre fin février et fin mars, les indices se sont en effet rapidement redressés, prenant chacun plus de 40 %. Et ce malgré la multiplication d’indicateurs montrant l’impact sévère des mesures imposées pour enrayer la pandémie de COVID-19 sur l’activité.  

La Banque mondiale a encore estimé lundi que l’économie mondiale allait se contracter de 5,2 % cette année.

Le Comité de datation des cycles économiques du Bureau national de recherche économique a de son côté affirmé que les États-Unis étaient entrés en récession dès février.  

Mais les acteurs du marché se concentrent surtout sur le redémarrage progressif de l’économie au fur et à mesure du déconfinement dans les principales puissances économiques et misent sur le rebond de l’activité des entreprises.

Et ils ont largement profité des mesures de la banque centrale américaine « qui a injecté très généreusement de l’argent dans les circuits financiers », souligne Peter Cardillo.  

Records en série

Les cambistes seront à cet égard attentifs mercredi à la fin de la réunion de son Comité de politique monétaire. Si les observateurs ne s’attendent pas vraiment à ce que l’institution fasse évoluer ses taux d’intérêt, ils surveilleront tout indice sur les décisions à venir.    

Le NASDAQ pour sa part a bénéficié de la bonne performance de quelques stars comme Amazon (+3,04 %), Apple (+3,16 %), Facebook (+3,14 %) ou Microsoft (+0,72 %). Ces groupes ont tous fini à des niveaux inédits en Bourse.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine reculait nettement, à 0,8187 % contre 0,8752 % lundi à la clôture.

Les secteurs qui avaient particulièrement progressé au cours des dernières séances ont reculé, comme les compagnies aériennes United Airlines (-8,32 %), American Airlines (-8,67 %) ou Delta (-7,57 %).

Les croisiéristes ont également fini dans le rouge, à l’instar de Norwegian Cruise (-10,16 %) ou Royal Carribean (-9,94 %), tout comme les groupes de casinos Wynn Resorts (-5,55 %) ou MGM Resorts (-7,15 %).

Le joaillier Tiffany, en cours de rachat par le géant français du luxe LVMH, a pris 1,95 % après avoir fait part de ventes en baisse de 44 % entre février et avril, quand la majeure partie de ses magasins étaient fermés. Le groupe a toutefois mis en avant la bonne tenue de ses ventes en Chine et sur l’internet.

L’action du producteur de gaz naturel Chesapeake Energy a fini en chute de 66 % après avoir été un temps suspendue par le New York Stock Exchange. Selon l’agence Bloomberg, la société se prépare à un possible dépôt de bilan.

La chaîne de grands magasins Macy’s a lâché 7,12 % malgré l’annonce d’une nouvelle infusion de 4,5 milliards de dollars et de commentaires indiquant que les ventes des magasins rouverts récemment étaient meilleures qu’anticipées par la direction.