Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar

Richard Dufour Richard Dufour
La Presse

Le grand gagnant québécois en mai est assurément Dorel.

Le titre du fabricant montréalais de vélos, de meubles et de sièges d’auto pour enfants a presque doublé durant le mois en s’appréciant de 76 %. L’action de Dorel avait déjà rebondi de 86 % en avril.

Parmi les autres gagnants de la province en mai, soulignons Neptune (+42 %), Colabor (+35 %), Semafo (+35 %), Lightspeed (+25 %) et Savaria (+22 %).

Chez les perdants du mois de mai, notons Transat (-33 %), Theratechnologies (-29 %), Uni-Sélect (-21 %), Résolu (-23 %) et Air Canada (-21 %).

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L’épicier en ligne Marché Goodfood doit révéler en milieu de semaine le nombre de nouveaux abonnés actifs nets ajoutés durant les mois de mars, avril et mai. Comme il s’agit des mois les plus intenses de la pandémie ici, les investisseurs risquent d’être nombreux à porter attention.

Bay Street semble s’attendre à un ajout d’environ 20 000 nouveaux abonnés actifs, ce qui porterait le total d’abonnés actifs à 266 000. À titre de comparaison, Goodfood avait ajouté 16 000 nouveaux abonnés actifs au cours des mois de décembre, janvier et février, et en avait ajouté 30 000 durant les mois de septembre, octobre et novembre.

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Plusieurs analystes ont questionné le PDG de la Laurentienne vendredi au sujet du raisonnement derrière la décision de réduire le dividende de 40 %. Pourquoi 40 % et non pas 80 % ? a demandé l’un d’eux. Une autre réduction du dividende pourrait s’avérer nécessaire, croit Gabriel Dechaine, de la Banque Nationale. Compte tenu de la trajectoire hautement imprévisible des bénéfices dans le contexte actuel, et des antécédents d’érosion constante des bénéfices à la Laurentienne avant la pandémie, une réduction plus importante du dividende aurait été préférable, selon lui.

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L’annonce en milieu de semaine par Québecor de la bonification de son programme de rachat d’actions n’est peut-être pas étrangère à la décision du gouvernement Legault de se montrer disposé à prêter 200 millions US pour sauver le Cirque du Soleil, selon Vince Valentini, de la TD. La décision du gouvernement atténue les chances d’assister à une « vente de feu », dit-il.

« Ou bien Québecor estime que les occasions d’achat ne se matérialisent pas, ou bien la direction [a bon espoir] que n’importe quelle acquisition peut être financée sans impact significatif sur les flux de trésorerie ou le bilan. »

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Avec la réouverture graduelle de l’économie, la prochaine étape est d’évaluer le temps que l’économie va prendre pour atteindre sa vitesse de croisière, soulignent les gestionnaires du Groupe Ouellet Bolduc, affilié à Desjardins.

« D’un point de vue boursier, on entame la troisième phase de la pandémie. Au cours de la première phase (du 19 février au 23 mars), l’ensemble des titres boursiers ont chuté de manière indiscriminée. Par la suite, ce fut la deuxième phase, où le marché boursier a fortement rebondi en anticipation de la réouverture de l’économie. Le style croissance a très bien fait comparativement au style valeur principalement à cause des thématiques favorisées par la crise (commerce électronique, jeux vidéo, réseaux sociaux, vidéoconférence, etc.). Advenant une reprise graduelle et soutenue de l’économie, est-ce que les investisseurs opteront pour une rotation de style en faveur des actions du style valeur ? », se demandent-ils dans une note envoyée à leurs clients cette semaine.

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À partir de lundi, le titre de Gildan sera officiellement retiré de l’indice Aristocrates de dividendes canadiens. Gildan avait annoncé à la fin avril la suspension de son dividende.

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« L’explosion des déficits publics, les limites et impacts des politiques monétaires expérimentales ainsi que l’ampleur des dommages causés par la récession en cours sont des enjeux complexes à résoudre. Le nouveau cycle de volatilité amorcé en 2020 durera quelques années et non quelques trimestres », souligne Jean-Pierre Couture, de la firme Hexavest, dans une analyse publiée jeudi.

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L’action de BRP a plus que doublé depuis son creux de mars, et ce, même si l’entreprise vend des produits hautement discrétionnaires. « Le secteur des véhicules récréatifs est bien positionné pour prospérer puisque les consommateurs cherchent des alternatives leur permettant de respecter la distanciation sociale tout en meublant leurs vacances à proximité de la maison », souligne le gestionnaire Charles Marleau, de Gestion Palos, dans sa lettre financière publiée la semaine dernière.