Chaque dimanche, nous braquons les projecteurs sur des éléments de l’actualité financière et boursière qui peuvent être utiles à l’investisseur, mais qui pourraient être passés sous le radar.

Richard Dufour Richard Dufour
La Presse

Un gestionnaire d’actifs montréalais vient de lancer un avertissement à l’endroit des fiducies de placement immobilier (FPI, ou REIT, selon l’acronyme anglais), ces entreprises inscrites en Bourse qui possèdent, exploitent ou financent des biens immobiliers générant des revenus.

« On ne vous apprend rien en vous disant que les commerces sont maintenant fermés depuis plusieurs semaines, ce qui signifie que les locataires ne paient pas leurs loyers, mais que les propriétaires ne peuvent pas les jeter dehors, n’ayant personne pour les remplacer », souligne la firme Claret dans un commentaire envoyé à ses clients pour commencer le mois de mai.

« Pour le moment, les banques donnent un répit aux propriétaires, faute de revenus, mais attention lors de la réouverture ! Nous estimons qu’un bon pourcentage des petits commerces ne sera alors plus financé par les banques et n’aura d’autre choix que de fermer boutique. C’est à ce moment que les “REIT” écoperont davantage. »

Claret s’attend à ce que plusieurs FPI aient du mal à se relever de cette période. Certaines vont même disparaître, selon Claret. « Nous croyons donc, plus que jamais, que le choix des titres au cours des prochains mois reposera sur deux axes principaux : prudence et opportunisme. »

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Maintenant que Benoit Poirier, chez Valeurs mobilières Desjardins, a retiré sa recommandation d’achat cette semaine, il ne reste plus qu’un seul analyste qui suggère d’acheter Bombardier sur les 17 recensés par la firme de données financières Refinitiv.

« La pandémie a fait dérailler les efforts visant à diminuer le niveau d’endettement de Bombardier puisque la COVID-19 doit avoir un impact important sur les résultats opérationnels tout en repoussant plus loin dans le temps les ventes d’actifs potentielles », souligne Benoit Poirier.

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Daniel Fong, de la firme torontoise Veritas, est le seul analyste à proposer d’acheter le titre de Bombardier. Il suggérait encore de vendre le titre jusqu’à la publication, jeudi, des résultats de début d’exercice. Il vient de changer d’avis et recommande d’acheter le titre depuis vendredi.

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Le cours cible moyen des analystes d’ici 12 mois sur le titre de Bombardier est aujourd’hui de 72 cents, ce qui est néanmoins l’équivalent d’un potentiel de rendement de plus de 60 % par rapport au cours actuel de l’action.

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« La prudence est de mise [sur les marchés boursiers] après ce rebond historique, car les évaluations sont élevées et les perspectives demeurent incertaines », indique Fiera Capital dans son commentaire mensuel publié mardi.

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Le constructeur montréalais de simulateurs de vol CAE a perdu l’appui de la TD cette semaine. L’analyste Tim James a retiré lundi sa recommandation d’achat en raison du rendement « limité » pouvant être réalisé par rapport à son cours cible de 23 $. CAE publiera ses résultats de fin d’exercice le 22 mai.

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« Cette semaine, la compagnie de commerce en ligne Shopify a rejoint et même dépassé pendant un moment la Banque Royale comme plus grande capitalisation boursière au Canada. Pourtant, la Banque a des revenus 28 fois plus grands ! Pour ce qui est des profits, encore faudrait-il que Shopify en ait… », soulignent les gestionnaires de la firme Claret dans une communication à leurs clients.