(New York) La Bourse de New York a terminé la semaine en nette hausse vendredi, soutenue par un rapport sur l’emploi surpassant les anticipations et par une nouvelle augmentation des prix du pétrole.

Agence France-Presse et La Presse canadienne

Son indice vedette, le Dow Jones, est monté de 1,2 %, à 28 015,06 points, se rapprochant de son record atteint fin novembre.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a pris 1,00 %, à 8656,53 points, et l’indice élargi S&P 500 s’est apprécié de 0,91 %, à 3145,91 points.

Sur l’ensemble de la semaine, le Dow Jones a cédé 0,1 % et le NASDAQ 0,1 %, tandis que le S&P 500 a grappillé 0,16 %.  

Avec 266 000 emplois créés en novembre, un chiffre bien supérieur aux projections des économistes (+182 000), le marché du travail américain a continué d’afficher une santé insolente.

Si cette hausse est en partie due à la réintégration dans les statistiques des salariés de General Motors (GM) après leur grève historique, l’augmentation reste spectaculaire, selon Quincy Krosby de Prudential.

« On s’attendait à ce qu’il y ait des créations d’emplois après la grève chez GM, mais il y avait des inquiétudes que cela ne serait pas suffisant pour apaiser les craintes d’un ralentissement économique », note l’experte.

Ces chiffres meilleurs que prévu « aident à comprendre que la consommation américaine se porte bien, d’autant que les salaires horaires ont également un peu progressé », ajoute Mme Krosby.

Le taux de chômage est, lui, tombé à 3,5 % (-0,1 point), un plus bas en 50 ans.

Donald Trump s’est empressé de se féliciter de ces chiffres peu après la publication du rapport, tweetant : « UN RAPPORT SUR L’EMPLOI EXTRAORDINAIRE ! »

Les nombreuses créations d’emplois et le faible taux de chômage aux États-Unis pourraient par ailleurs inciter la Réserve fédérale (Fed) à maintenir en l’état ses taux d’intérêt lors de sa réunion de politique monétaire la semaine prochaine.  

Selon l’outil de la plateforme boursière CME, les investisseurs s’attendent dans leur immense majorité à ce que la Fed garde ses taux inchangés.

Les indices new-yorkais ont également profité vendredi de la hausse des prix de l’or noir, qui sont montés après l’annonce par l’OPEP et ses alliés de nouvelles coupes dans leur production.

« Les entreprises du secteur de l’énergie ont vu leurs titres progresser après cette décision », souligne Mme Krosby.

Sur le front commercial, Chine et États-Unis ont adopté un ton plutôt apaisé vendredi après une semaine de signaux contradictoires.

Pékin a annoncé que « certaines » importations de soja et de porc américains seraient exemptées de droits de douane.  

Le principal conseiller économique de Donald Trump a lui affirmé qu’un accord commercial « est toujours proche » tout en refusant de se prononcer sur la prochaine vague de tarifs douaniers punitifs américains censés entrer en vigueur le 15 décembre.

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine s’établissait à 1,838 % vers 16 h 20, en hausse par rapport à sa clôture de la veille (1,810 %).

Le huard pique du nez

Le dollar canadien a rendu près d’un demi-cent vendredi, dans la foulée de la publication des plus récentes données sur le marché de l’emploi, tandis que la Bourse de Toronto semblait ignorer ces chiffres, qui ont généralement été jugés décevants.

Le huard s’est négocié au cours moyen de 75,44 cents US, par rapport à celui de 75,91 cents US de la veille, après que Statistique Canada a indiqué que l’économie avait perdu 71 200 emplois en novembre. Il s’agissait de sa plus importante perte mensuelle depuis la crise financière. Le taux de chômage canadien a pour sa part avancé de 0,4 point de pourcentage pour s’établir à 5,9 %.

De son côté, l’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a gagné 142,05 points pour terminer la séance avec 16 996,97 points.

Les secteurs torontois de l’énergie et de l’industrie ont enregistré les gains les plus marqués, en avançant respectivement de 4,49 % et 1,31 %. Les groupes des matériaux et de l’immobilier ont été les seuls à reculer, de 0,49 % et de 0,04 % respectivement.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a avancé de 77 cents US à 59,20 $ US le baril, tandis que celui de l’or a plongé de 18,00 $ US à 1465,10 $ US l’once. Le prix du cuivre a pour sa part bondi de 6,2 cents US à 2,73 $ US la livre.