(New York) La Bourse de New York, tirée par la progression d’Apple ainsi que par l’espoir de nouvelles mesures de soutien monétaire et d’un apaisement sur le front commercial sino-américain, a terminé en hausse mercredi.  

Agence France-Presse et La Presse Canadienne

L’indice vedette de Wall Street, le Dow Jones, s’est même affiché dans le vert pour la sixième séance de suite en s’appréciant de 0,85 %, à 27 137,04 points.

Le NASDAQ, à forte coloration technologique, a gagné 1,06 %, à 8169,68 points et l’indice élargi S&P 500 est monté de 0,72 %, à 3000,93 points.  

Les indices, qui se rapprochent ainsi de leurs récents records, ont profité de la hausse de 3,2 % de l’action d’Apple, un des géants de la cote, au lendemain de la présentation de toute une série de produits, dont une nouvelle gamme d’iPhone et un abonnement à bas prix pour sa plateforme de vidéos en streaming dont le lancement est imminent.

Mais après deux séances quasi-atones, les indices ont aussi bénéficié d’un « changement de ton sur les marchés, marqué par la stabilisation du marché obligataire, le repli du marché des matières premières et la hausse du marché des actions », estime Karl Haeling de LBBW.

Le marché des actions profite selon lui « du meilleur des deux mondes ».  

« Les craintes de récession s’éloignent » car « l’économie, sans être en super forme, reste solide », avance-t-il.  

Dans le même temps, les banques centrales restent accommodantes et devraient probablement présenter, jeudi pour la banque centrale européenne et la semaine prochaine pour son homologue américaine, de nouvelles mesures de soutien à l’économie, ajoute-t-il.  

Le président américain Donald Trump a de nouveau appelé l’institution à abaisser les taux à zéro ou en dessous.

Uber et Lyft sous pression

Autre signe encourageant pour les investisseurs mercredi : la Chine a annoncé l’annulation de surtaxes douanières sur 16 catégories de produits importés des États-Unis.  

Même si des produits clés comme le soja ou le porc ne sont pas sur la liste, cette décision est de bon augure avant la reprise de tractations entre Washington et Pékin début octobre. Donald Trump a d’ailleurs salué mercredi la décision de Pékin d’exempter certains biens américains de tarifs douaniers punitifs, en y voyant « un geste fort ».

Sur le marché obligataire, le taux à 10 ans sur la dette américaine montait légèrement, évoluant vers 16 h 35 à 1,744 % contre 1,732 % la veille à la clôture.

Uber et Lyft ont pris respectivement 1,46 % et 2,38 %. Selon une nouvelle loi adoptée mardi par les parlementaires en Californie, ces plateformes devront désormais y traiter leurs chauffeurs VTC comme des employés, une décision historique qui pourrait remodeler en profondeur l’économie du partage et valoir d’exemple dans le monde entier.

Le texte doit désormais être approuvé par le gouverneur de l’État Gavin Newsom, qui s’y est déjà déclaré favorable. Selon le Wall Street Journal, M. Newsom a toutefois affirmé avoir l’intention de « rester à la table des négociations et de continuer à négocier ».

General Electric (GE), qui a décidé de vendre une partie des actions détenues dans le groupe de services pétroliers Baker Hughes ce qui lui permettrait de lever près de 3 milliards de dollars, est monté de 2,41 %.

General Motors (GM), qui a décidé de rappeler près de 3,5 millions de voitures pour un problème de pompe à vide affectant le freinage selon des documents publiés par l’agence fédérale de la sécurité routière (NHTSA), a reculé de 0,30 %.

Le vendeur de jeux vidéo GameStop a chuté de 9,82 % après avoir fait part d’une perte plus importante que prévu au deuxième trimestre et avoir abaissé ses prévisions pour l’année.

Boeing a grimpé de 3,64 % alors que son PDG, Dennis Muilenburg, a indiqué mercredi que le retour dans le ciel du 737 MAX, cloué au sol depuis six mois après deux accidents ayant fait 346 morts, pourrait être « graduel », en raison des demandes spécifiques de régulateurs à travers le monde.

Toronto clôture en hausse

La Bourse de Toronto a atteint son plus haut niveau en sept semaines mercredi, malgré un important recul du cours du pétrole brut.

Les investisseurs « réintègrent » lentement le marché, espérant voir des progrès sur le front des conflits commerciaux, a observé Colin Cieszynski, stratège en chef des marchés chez SIA Wealth Management.

« Je pense qu’ils ont le sentiment que certains des pires risques liés aux guerres commerciales sont en train de disparaître », a-t-il estimé lors d’une entrevue.

Les États-Unis et la Chine se préparent à reprendre les négociations le mois prochain, et le Parlement britannique a adopté une loi visant à contrecarrer un Brexit dur fin octobre. Les Chinois ont contribué à l’amélioration de la confiance en reculant sur l’imposition de nouveaux tarifs.

« Sur certains produits sélectionnés, ils ont renoncé à appliquer de nouveaux tarifs et cela a donc aidé », a souligné M. Cieszynski.

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a avancé de 73,80 points pour terminer la séance à 16 611,14 points, son plus haut niveau depuis le 24 juillet. Avec ce gain, l’indice phare ne se situe plus qu’à 62 points de son sommet historique d’avril.

Sept des onze grands secteurs du TSX ont progressé mercredi, dirigés par la hausse de 1,9 % de celui des technologies de l’information.

Les groupes de la consommation discrétionnaire, de la finance, de la santé, des télécommunications, des services publics et des matériaux ont aussi progressé.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 75,87 cents US, en baisse par rapport à son cours moyen de 76,03 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a reculé de 1,65 $ US à 55,75 $ US le baril, tandis que celui de l’or a progressé de 4,00 $ US à 1503,20 $ US l’once. Le prix du cuivre s’est pour sa part déprécié de 1,35 cent US à 2,61 $ US la livre.