La Bourse de Toronto a clôturé en hausse de plus de 100 points jeudi, soutenue par le secteur de l’énergie, pendant que les marchés américains enregistraient des gains encore plus importants.

Agence France-Presse et La Presse canadienne

Les marchés se sont mis à grimper lorsque les investisseurs ont retrouvé leur optimisme face au différend commercial entre les États-Unis et la Chine, a estimé Kash Pashootan, chef de la direction et directeur des investissements de First Avenue Investment Counsel.

« Nous assistons à une lutte acharnée entre la crise avec la Chine et la collaboration avec la Chine », a-t-il illustré.

« La semaine dernière était un genre de crise avec la Chine, et cette semaine, tout le monde se sent un peu mieux et plus optimiste. Le marché progresse donc en s’appuyant uniquement sur la probabilité que les discussions sur la guerre commerciale avec la Chine s’améliorent. »

Il a ajouté qu’il soupçonnait que les fluctuations dans les négociations étaient en partie exagérées alors que le président américain Donald Trump se prépare pour les élections de l’an prochain.

« Une grande partie de ce que nous observons est attribuable au positionnement politique. Pour pouvoir rappeler tous les efforts déployés par les États-Unis au moment des élections, il faut insister sur tout ce qui est fait pour le pays. »

L’indice composé S&P/TSX du parquet torontois a progressé de 112,84 points, soit 0,69 %, pour terminer la séance avec 16 384,49 points.

Le secteur de l’énergie a, encore une fois, alimenté la croissance du marché grâce à l’optimisme entourant la croissance mondiale. Le secteur de l’énergie a bondi de 2,65 %, ce qui constituait le meilleur gain de la journée. L’énergie était suivie par le secteur de l’industrie, qui a avancé de 1,17 %.

Du côté des pertes, les secteurs des matériaux et de l’immobilier ont cédé 1,66 % et 0,27 %.

À New York, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a avancé de 326,15 points, soit 1,25 %, à 26 362,25 points. L’indice composé S&P 500 a gagné 36,64 points ou

1,27 %, à 2924,58 points, tandis que l’indice composé du NASDAQ a pris 116,51 points, ou 1,48 %, à 7973,39 points.

Sensible aux relations entre les deux premières économies mondiales, le secteur des technologies a connu une séance globalement positive.

L’action d’Apple, qui fabrique et écoule une grande partie de ses produits en Chine, s’est ainsi appréciée de 1,7 %, tandis que celle du géant des micro-processeurs Intel a pris 2,4 %.

Le titre de Caterpillar, groupe considéré comme une jauge du commerce mondial, a grimpé de 2,5 %.

Sur le marché obligataire, le taux d’intérêt à 10 ans sur la dette américaine remontait à 1,50 %, après avoir toutefois effacé une partie des gains réalisés plus tôt dans la journée.

« Pour un impact de long terme, il faut des actions concrètes dans le dossier commercial », a toutefois averti Marris Ogg, de Tower Bridge Advisors.

Par ailleurs, les chiffres révisés de la croissance économique des États-Unis au deuxième trimestre, après la deuxième estimation publiée jeudi par le département du Commerce, ont satisfait les investisseurs.

L’expansion de la première économie mondiale pour la période avril-juin a été révisée en légère baisse pour s’établir à 2 % d’avril à juin, conformément aux attentes des analystes, au lieu de 2,1 %. Pour autant, ce niveau de croissance reste relativement soutenu.

Parmi les autres valeurs, le titre de Best Buy s’est effondré, lâchant 8 %. La chaîne de magasins d’appareils électroniques a annoncé des résultats meilleurs que prévu, mais ses ventes se sont révélées inférieures aux attentes des analystes.

Les actions des groupes de vente au détail Dollar General (+10,7 %) et Five Below (+6,3 %) ont bondi après des résultats trimestriels supérieurs aux attentes.

Les titres des cigarettiers Altria et Philip Morris International, qui ont entamé des pourparlers pour fusionner à nouveau, ont chuté de 3,5 % et 2,2 %.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s’est négocié au cours moyen de 75,21 cents US, en hausse par rapport à son cours moyen de 75,18 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a gagné 93 cents US à 56,71  $ US le baril, tandis que celui de l’or a perdu 12,20  $ US à 1536,90 $ US l’once. Le prix du cuivre s’est pour sa part apprécié de 1,3 cent US à 2,58  $ US la livre.