Les indices de Wall Street ont terminé vendredi à leur plus haut niveau de l'année à la faveur d'un rapport sur le marché du travail américain mêlant fortes créations d'emplois et faible inflation salariale, un cocktail idéal aux yeux des investisseurs.

Mis à jour le 5 avr. 2019
Agence France-Presse, La Presse canadienne

L'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones Industrial Average, a gagné 0,15%, à 26 424,90 points, le Nasdaq, à forte coloration technologique, s'est apprécié de 0,59% à 7938,69 points.L'indice élargi S&P 500 a pris 0,46%, à 2892,74 points, terminant dans le vert pour la septième séance de suite.Sur la semaine, le Dow Jones a gagné 1,9%, le Nasdaq 2,7% et le S&P 500 2,1%.«Le rapport mensuel sur l'emploi ne pouvait pas être plus parfait pour le marché des actions», a observé Karl Haeling de LBBW.

Le bond des créations d'emplois en mars dans le pays, après un mauvais score en février, «reflète une économie en bonne santé», a-t-il relevé. Dans le même temps, le ralentissement de la progression des salaires, à 3,2% sur un an, «peut peut-être faire craindre à certains une petite réduction des dépenses de consommation, mais elle permet surtout à l'inflation de ne pas augmenter trop vite», a-t-il ajouté. «Les taux d'intérêt ne vont a priori pas remonter tout de suite».Autre source d'optimisme pour les investisseurs: l'apparente avancée des négociations sino-américaines.

Donald Trump a fait état vendredi de progrès dans les pourparlers qui doivent mettre un terme à la guerre commerciale entre les deux premières économies du monde, les qualifiant de «grands succès». Il s'est toutefois refusé à en prédire l'issue ou à donner des détails sur les points discutés.

Les courtiers de Wall Street vont maintenant commencer à tourner leur attention vers le début de la saison des résultats du premier trimestre.«Les analystes s'attendent en moyenne à un recul des bénéfices par rapport à l'an dernier, mais ils anticipent également une augmentation des chiffres d'affaires», a rappelé Jack Ablin de Cresset Wealth Advisors.«Cela signifie sans doute que (le repli attendu des profits) relève surtout d'un phénomène temporaire lié à l'ajustement des entreprises à la réforme fiscale (mise en place début 2018), aux salaires ou aux taux d'intérêt», a-t-il relevé.

Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt à 10 ans sur la dette américaine reculait vers 16 h 15 à 2,495% contre 2,515% la veille.Sur le front des valeurs, la société spécialisée dans les matériaux Dow a reculé de 4,14%.

Revenue cette semaine à Wall Street, l'entreprise a fait l'objet vendredi d'une recommandation négative de la part des analystes de JPMorgan.Boeing a cédé 0,99%. Après avoir pris acte jeudi de la défaillance du système de contrôle de son moyen-courrier 737 MAX qui a contribué à l'accident d'Ethiopian Airlines, le MCAS, Boeing a indiqué avoir identifié «un aspect du logiciel -sans lien avec le MCAS- qui doit être corrigé».

Juste après la clôture vendredi, le groupe a aussi annoncé qu'il allait réduire de près de 20% la production de son 737 MAX. Alphabet, la maison mère de Google, a lâché 0,66%. Google a confirmé jeudi qu'il avait démantelé un comité de conseil sur l'intelligence artificielle après une controverse sur la présence de certains de ses membres.

La Bourse de Toronto a clôturé en hausse, soutenue par le secteur de l'énergie. L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a progressé de 84,54 points (0,5%)pour terminer la séance avec 16 396,15 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s'est négocié au cours moyen de 74,70 cents US, par rapport à son cours moyen de 74,87 cents US de la veille.À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a avancé de 98 cents US à 63,08 $ US le baril, tandis que celui de l'or a gagné 1,30 $ US à 1295,60 $ US. Le prix du cuivre s'est pour sa part déprécié de 1,6 cent US à 2,895 $ US la livre.