La Bourse de New York a fini en hausse lundi à l'issue d'une séance assez indécise, les valeurs bancaires et celles de l'énergie permettant aux indices de rester à flot à la veille d'une réunion de la Banque centrale américaine (Fed).

Mis à jour le 18 mars 2019
AFP-PC

L'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones, a gagné 0,25 % pour finir à 25 914,10 points, le NASDAQ, à forte coloration technologique, a pris 0,34 % à 7714,48 points, et l'indice élargi S&P 500 a progressé de 0,37 % à 2832,94 points.

« Le marché a été relativement calme et attend le prochain catalyseur qui lui permettra de monter davantage », a réagi Adam Sarhan, de 50 Park Investments.

À l'issue d'une séance qui a vu les indices Dow Jones, NASDAQ et S&P 500 - dans une moindre mesure - alterner entre passages dans le rouge et le vert, la progression des valeurs bancaires et de celles du secteur de l'énergie a permis de terminer en territoire positif.

Les entreprises du secteur de l'énergie regroupées au sein d'un sous-indice du S&P 500 ont ainsi pris en moyenne 1,4 % et celle du secteur bancaire 1 %.

Les premières ont été aidées par une hausse des cours du brut, les secondes ayant profité, de l'avis de M. Sarhan, du « climat d'optimisme ambiant vis-à-vis de l'économie américaine ».

L'ouverture de cette semaine a également suscité un certain attentisme chez les courtiers qui se préparaient à la réunion de la Banque centrale américaine (Fed) mardi et mercredi.

L'institut monétaire l'a dit et redit : il va désormais être « patient » avant d'agir sur les taux. Et les données économiques mitigées de ces dernières semaines ne devraient pas changer son attitude lors de sa réunion de politique monétaire.

Facebook chute à nouveau

La Fed « devrait tenter de rassurer les investisseurs », a anticipé Peter Cardillo, de Spartan Capital.

Ses prévisions sur le niveau des taux d'intérêt futurs devraient « faire l'objet d'un examen minutieux par les investisseurs étant donné l'incertitude quant à la durée de son attentisme », ont affirmé de leur côté les analystes de Charles Schwab.

Les indices ont avancé malgré le recul de Boeing de 1,8 %, un membre éminent de l'indice Dow Jones.

L'avionneur et les autorités américaines sont dans une position de plus en plus délicate, sommés désormais par la justice de faire la lumière sur la certification du 737 MAX après l'accident de Lion Air et celui d'Ethiopian Airlines survenus à quatre mois et demi d'intervalle.

L'examen des boîtes noires du Boeing 737 MAX 8 qui s'est écrasé le 10 mars en Éthiopie a en outre montré des « similarités claires » entre les deux écrasements, a indiqué la ministre éthiopienne des Transports Dagmawit Moges.

Parmi les autres valeurs du jour, Facebook (-3,3 %) a reculé pour la troisième séance de suite, alors qu'un analyste a abaissé sa prévision sur le titre.

Apple a gagné 1 %. La marque à la pomme a dévoilé deux nouveaux modèles d'iPad lundi, un modèle « Air », de 10,5 pouces et un modèle « Mini » de 7,9 pouces, accompagnés d'un stylet, et déjà en vente. Le modèle « Mini » est distribué aux États-Unis à partir de 399 dollars et le modèle « Air » à partir de 499 dollars, a précisé le groupe.

La Bourse de Toronto a atteint lundi son plus haut niveau de clôture en près de sept mois, alors que le prix du pétrole brut surpassait la barre des 59 $ US le baril pour la première fois depuis novembre.

L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a gagné 111,02 points pour terminer la séance à 16 251,37 points. Sur le marché des devises, le dollar canadien s'est négocié au cours moyen de 74,93 cents US, comparativement à son cours moyen de 74,95 cents US de vendredi.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a gagné 56 cents US à 59,38 $ US le baril, tandis que celui de l'or a cédé 1,40 $ US à 1301,50 $ US l'once. Le prix du cuivre s'est apprécié de 0,3 cent US à 2,91 $ US la livre.