Le groupe de semi-conducteurs Nvidia dégringolait de plus de 12 % à Wall Street lundi après avoir fait part de perspectives de revenus trimestriels en baisse, en raison du ralentissement de l'économie chinoise.

Mis à jour le 28 janv. 2019
AGENCE FRANCE-PRESSE

Vers 11h20, le titre du groupe technologique perdait 12,28 % à 140,48 dollars, après avoir lâché jusqu'à 18 % dans les premiers échanges.

Nvidia a revu à la baisse sa perspective de chiffre d'affaires pour le quatrième trimestre, citant dans un communiqué lundi « la détérioration des conditions économiques, particulièrement en Chine ».

L'industrie des cartes graphiques dans le jeu vidéo et l'activité dans les grands centres de données sont particulièrement touchés par ce ralentissement, a détaillé le groupe technologique, prévoyant désormais un chiffre d'affaires trimestriel de 2,2 milliards de dollars, en baisse de 500 millions de dollars par rapport aux précédentes prévisions.

Nvidia doit dévoiler ses résultats trimestriels définitifs le 14 février prochain.

L'essoufflement de l'économie chinoise, la deuxième au monde après celle des États-Unis, affecte de plus en plus de groupes américains, à l'image de Caterpillar qui a également évoqué lundi une baisse de la demande chinoise pour justifier un recul de ses prévisions de résultats. La deuxième économie mondiale a enregistré en 2018 la plus faible croissance de son produit intérieur brut (PIB) en 28 ans à 6,6 %.  

Plusieurs mois de guerre commerciale entre Pékin et Washington, à coups de tarifs douaniers punitifs, ont en outre accéléré la glissade de l'économie chinoise.

L'atonie chinoise a récemment été citée par Apple comme responsable de la baisse des ventes d'iPhone lors des trois derniers mois de 2018. Ce ralentissement des ventes du produit phare de la marque à la pomme a entraîné, parmi d'autres raisons, un plongeon de la valeur boursière de l'entreprise d'environ un tiers sur les quatre derniers mois.

La dégringolade d'Apple a fortement affecté l'ensemble des fabricants de composants électroniques, à l'instar de Qualcomm, qui a perdu 30 % sur la même période, et Nvidia, qui a plongé de plus de 50 % depuis le 1er octobre, date de son sommet historique.