Les Bourses nord-américaines ont terminé dans le vert mardi pour la troisième séance de suite, aidée par les performances de quelques vedettes de la technologie comme Apple et Facebook et l'espoir d'avancées dans les négociations entre la Chine et les États-Unis.

Mis à jour le 8 janv. 2019
AFP-PC

L'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones, a gagné 1,1 % pour finir à 23 787,45 points et le NASDAQ, à forte coloration technologique, s'est apprécié de 1,1 %, à 6897,00 points.

L'indice élargi S&P 500 a progressé de 1 %, à 2574,41 points.

Après les récentes turbulences des marchés, cette avancée « ne signifie certainement pas qu'on est complètement sorti d'affaire, car certains risques persistent », comme le ralentissement de l'économie mondiale ou le resserrement en cours de la politique monétaire de la Banque centrale américaine (Fed), a souligné Frances Donald, de Manulife Asset Management.

Mais « les investisseurs reconnaissent aussi qu'il existe des éléments positifs », a-t-elle ajouté.

Ainsi les tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, considérées depuis plusieurs mois comme une menace importante par les investisseurs, pourraient s'apaiser si les négociations entre les deux pays aboutissent à des avancées concrètes.

Même si rien n'avait filtré du contenu des échanges dans l'immédiat, ils « se passent très bien », a affirmé le président américain, Donald Trump, mardi sur Twitter alors que les émissaires chinois et américains prévoient de se retrouver de nouveau mercredi.

Mais au-delà du regain d'espoir sur les relations entre Chine et États-Unis, les indices ont aussi profité d'autres facteurs, dont « la persistance de l'effet Powell » après les propos jugés très accommodants du président de la Fed, selon Patrick O'Hare, de Briefing.

« La peur de rater le rebond », « l'attention portée à la baisse de la valorisation » de certaines entreprises après les remous des derniers mois ainsi que « des rééquilibrages de portefeuilles » font également partie des éléments alimentant la hausse de Wall Street, a-t-il ajouté.

Les indices ont par ailleurs été aidés mardi par la progression marquée de quelques valeurs phares de la cote.

Le constructeur aéronautique Boeing, par exemple, a gagné 3,8 % après avoir fait part d'un nombre record de livraisons en 2018.

Fortement chahuté en Bourse ces derniers temps, Apple s'est apprécié de 1,9 % alors que son PDG, Tim Cook, est monté au créneau pour défendre l'entreprise en assurant que sa santé à long terme n'avait « jamais été aussi bonne ».

D'autres valeurs de la technologie étaient aussi en forme, à l'instar de Facebook (+3,3 %) ou Amazon (+1,7 %).

La chaîne de supermarchés Sears, en liquidation judiciaire, a terminé en hausse de 30 % à 39 cents après des informations du Wall Street Journal évoquant la possibilité qu'Eddie Lampers, actuel président du conseil d'administration, puisse encore déposer une offre de reprise.

L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a pris 101,02 points pour terminer la séance à 14 605,15 points.

Sur le marché des devises, le dollar canadien s'est négocié au cours moyen de 75,23 cents US, comparativement à son cours moyen de 76,11 cents US de la veille.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a pris 1,26 $ US à 49,78 $ US le baril, tandis que celui de l'or a cédé 4 $ US à 1285,90 $ US l'once. Le prix du cuivre a gagné 1,9 cent US à 2,66 $ US la livre.