Wall Street a progressé mercredi, au terme d'une séance marquée par la bonne performance des banques sur un marché continuant d'évaluer des propos tenus la veille par le président de la Banque centrale européenne (BCE): le Dow Jones a pris 0,7% et le Nasdaq de 1,4%.

AFP-PC

Selon les résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones  a avancé de 143,95 points à 21 454,61 points et le Nasdaq, à dominante technologique de 87,79 points à 6234,41 points. L'indice élargi S&P 500 a gagné 21,31 points, soit 0,9% à 2440,69 points.

«Les banques sont sans aucun doute les grands gagnants du jour», a commenté Christopher Low de FTN Financial.

Parmi les valeurs du Dow Jones, la banque JPMorgan a gagné 2% et Goldman Sachs 1,3%. Le secteur financier a pris 1,6% selon l'indice regroupant ces valeurs au sein du S&P 500.

«Une des raisons pour lesquelles les banques montent est que l'on s'attend à ce que la Fed (Réserve fédérale américaine) autorise des augmentations conséquentes de dividendes», a expliqué Christopher Low.

Peu après la clôture, la Fed a en effet accordé un feu vert général aux plans de distribution de liquidités des banques -dividendes, programmes de rachat d'actions, enveloppe destinée aux acquisitions-, un processus baptisé «CCAR».

Plus généralement, «on récupère presque tout ce que l'on avait perdu la veille», a commenté Bill Lynch de Hinsdale Associates. «Les investisseurs profitent de la baisse pour acheter (des titres) moins chers», a-t-il expliqué.

La performance du secteur technologique, chahuté la veille, a été particulièrement remarquée, avec une hausse de 1,3%, selon l'indice regroupant ces titres parmi les valeurs du S&P 500.

Elément déclencheur de ce rebond général selon Bill Lynch, les interprétations changeantes de propos tenus par le président de la BCE Mario Draghi mardi.

«La BCE a indiqué (...) que le marché avait "mal interprété" le discours de M. Draghi et que ses propos n'étaient pas vraiment un signal en faveur d'un relèvement des taux», a rapporté Patrick O'Hare de Briefing dans une note.

Mario Draghi a estimé mardi que les risques de déflation avaient disparu et que les éléments d'une relance des prix étaient en place, ce qui avait alors été vu comme un indice en faveur d'une hausse des taux.

Désormais, «le marché prend cela comme un signe que les taux d'intérêt vont rester très bas à l'étranger et cela doit probablement aider la Bourse», a expliqué Bill Lynch.

«Tant qu'il y a une politique monétaire accommodante quelque part dans le monde, cela apporte du soutien aux Bourses», a continué Christopher Low.

Parmi les autres valeurs, le fabricant des glaces Häagen-Dazs et des yaourts Yoplait, General Mills, a avancé de 1,6%après avoir annoncé une augmentation de 11% de son bénéfice net trimestriel.

Ford (+0,09%) a annoncé le rappel d'un peu plus de 400 000 véhicules en Amérique du Nord pour des problèmes mécaniques pouvant dans certains cas entraîner des accidents.

Le dollar canadien a bondi  à un sommet de quatre mois, soutenu par les commentaires optimistes du gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz.

Le huard a terminé la séance à un cours moyen de 76,57 cents US, en hausse de 0,74 cent US par rapport à son cours moyen de la veille.

La croissance de la devise a favorisé le secteur de la finance de la Bourse de Toronto. L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a grimpé de 74,36 points et clôturé à 15 355,58 points.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a avancé de 50 cents US à 44,74 $ US le baril, tandis que celui du lingot d'or a pris 2,20 $ US à 1249,10 $ US l'once. Le prix du cuivre a pour sa part avancé de 1 cent US à 2,68 $ US la livre.