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De bons augures pour les banques

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Somme toute satisfaits des derniers résultats annuels généralement qualifiés de « solides », plusieurs analystes bancaires ont relevé légèrement les prix cibles pour les actions des grandes banques canadiennes.

Photo Nathan Denette, Archives La Presse canadienne

Paul Durivage
La Presse

Les actionnaires des grandes banques canadiennes n'ont pas à s'inquiéter pour leur mise. La dernière ronde de résultats financiers complétée hier avec les publications de la Banque de Montréal et la Laurentienne augure plutôt bien pour l'an prochain, même si ce ne sera assurément plus le pactole en Bourse.

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Infographie La Presse

Somme toute satisfaits des derniers résultats annuels des banques généralement qualifiés de « solides », plusieurs analystes bancaires ont relevé légèrement les prix cibles pour ces actions, souvent en rattrapage, ces derniers jours.

Leurs recommandations restent par contre inchangées, avec toujours un biais « à conserver » pour l'ensemble.

Les cours des grandes banques sont en effet à des sommets historiques, ce qui incite à la prudence. La hausse moyenne est de près de 22 % depuis le début de l'année, comparée à 16 % pour le marché canadien.

Suivant le plus récent relevé dans la communauté financière, les six grandes banques canadiennes et la Banque Laurentienne reçoivent une cote d'amour moyenne de 2,7 seulement sur l'échelle de Thomson Reuters qui va de 1 à 5, le second chiffre identifiant les rejets. Seules les télécoms reçoivent globalement moins d'amour, à la Bourse de Toronto.

LES FAVORITES

La Toronto-Dominion et la Scotia sont les deux favorites avec un score de 2,3. Dans le premier cas, on relève trois recommandations d'« achats forts » et sept « achats », contre sept « à conserver », une seule suggestion de vente et aucune « vente forte ». Suivent non loin la Royale (2,6), la Nationale (2,7), la Laurentienne (2,8) et la CIBC (2,9). La Banque de Montréal est la moins populaire avec une note de 3,0, alors que 16 analystes sur 18 s'en tiennent à la conserver en portefeuille.

Commentant les résultats de la Banque de Montréal, fraîchement déballés au petit matin hier, John Aiken, de Barclays, notait ainsi hier de « solides (sic) résultats au-delà des attentes cependant que la prudence est de mise si on épluche l'oignon ». Ces réserves concernent notamment les provisions pour pertes à l'industrie pétrolière. Malgré les premières impressions somme toute positives, l'analyse trouve le titre bancaire surévalué et recommande une sous-pondération sectorielle.

« Nous ne voyons pas de raison de changer nos prudentes positions. » - Doug Young, de Desjardins Marchés des capitaux, après analyse des résultats annuels de la Banque Toronto-Dominion

Desjardins s'en tient à recommander de conserver le titre. Les estimations maison ont été seulement légèrement corrigées et la cible a été portée de 63 $ à 65 $ pour l'action qui vaut déjà presque autant.

L'analyste de Desjardins était un peu plus enthousiaste en ce qui concerne les résultats de la Banque CIBC qui a surpassé ses prévisions avec de solides résultats dans toutes ses activités poursuivies. Cela vaut quelques retouches aux états prévisionnels et une cible rehaussée cependant que la recommandation demeure « achat-risque moyen ».

HORIZON 2017

Les analystes s'en tiennent généralement pour leurs calculs aux seuls résultats d'exploitation, c'est-à-dire en excluant toutes les charges considérées exceptionnelles, comme les coûts de restructuration, les litiges ou les radiations d'éléments intangibles. La Banque Nationale, par exemple, affiche pour 156 millions de ces charges diverses au dernier trimestre.

« Nous ne sommes pas prêts à ignorer ces charges (de la BN) et à appeler ça un solide trimestre, commente Robert Sedran, de la CIBC. Toutefois, nous ne sommes pas plus des professeurs d'histoire. La raison pour laquelle nous quittons le lit pour ces dévoilements tôt le matin est pour figurer ce que cela signifie pour l'avenir, ce qui justifie dans un premier temps de suivre les bénéfices ajustés. »

FitchRatings maintient par ailleurs à « stable » sa cote pour l'industrie bancaire canadienne. L'agence de notation de crédit note que la rentabilité a été bonne cette année malgré le ralentissement de l'économie. Fitch prévoit que les banques garderont toute leur attention sur une « solide » gestion du risque et une bonne capitalisation pour faire face aux dangers qui pourraient se présenter l'an prochain.

LA RECOMMANDATION

Le fonds BMO équipondéré S&P/TSX banques rencontre un grand succès auprès des investisseurs qui lui ont confié près de 1 milliard de dollars. Le fonds - dont le symbole boursier est ZEB - offre une diversification rapide, à parts égales, dans les six plus grandes banques canadiennes, la Laurentienne n'étant pas du groupe. Les distributions - mensuelles - en dividendes représentent à elles seules un rendement de près de 3,3 % et le fonds affiche une croissance boursière annualisée de 11,5 % depuis sa création en 2009. La firme Morningstar ne lui accorde toutefois que trois étoiles sur cinq. On peut lui reprocher ses frais relativement élevés de 0,55 % pour bien peu de science et de diversification.




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