Wall Street a légèrement baissé vendredi au terme d'une séance marquée par la réouverture de l'enquête sur les courriels d'Hillary Clinton, qui a partiellement éclipsé un bon chiffre sur la croissance: le Dow Jones a perdu 0,05% et le Nasdaq 0,50%.

Mis à jour le 28 oct. 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon les résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones a cédé 8,49 points à 18 161,19 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 25,87 points à 5190,10 points. L'indice élargi S&P 500 a reculé de 6,63 points, soit 0,31%, à 2126,41 points.

«La séance s'est déroulée sur des montagnes russes», a résumé Bill Lynch, de Hinsdale Associates, évoquant l'affolement des investisseurs après l'annonce de la réouverture de l'enquête du FBI sur l'utilisation par Hillary Clinton, candidate démocrate à la présidence, de courriels privés lors de son passage au secrétariat d'État.

Bien disposée en début de séance, Wall Street s'est orientée dans le rouge après cette annonce de nature à gêner la campagne de Mme Clinton, qui est à la fois en tête des sondages et favorite de beaucoup d'investisseurs face au républicain Donald Trump.

«Cela va causer beaucoup d'incertitude sur les marchés», a prévenu Art Hogan, de Wunderlich Securities. «L'une des choses dont on était certains, c'était qui allait gagner l'élection... Et c'est probablement remis en question.»

Cette actualité est venue s'ajouter à une séance déjà chargée sur le plan économique, puisque les investisseurs avaient pris connaissance d'un bon chiffre sur la croissance américaine, au plus haut depuis deux ans à 2,9% du produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre, même s'ils n'avaient pas semblé y réagir par un enthousiasme démesuré.

Si la croissance, que les investisseurs essaient de lire au prisme de la perspective de plus en plus consensuelle d'une hausse des taux par la Réserve fédérale (Fed) en décembre, a notamment profité d'un bond des exportations, certains signes sont moins engageants au niveau de la consommation, les dépenses des ménages ayant nettement ralenti.

De plus, «si les chiffres sur le PIB sont manifestement bons, cela ne se traduit guère dans les prévisions de plusieurs grands groupes», a souligné Michael James, de Wedbush Securities.

Les investisseurs ont en effet terminé une semaine chargée de résultats trimestriels et semblaient pour l'heure vouloir attendre avant d'en tirer des conclusions.

Alphabet, maison-mère du géant internet Google et membre du Dow Jones, s'est adjugée 0,27%  après avoir fait état de ventes et de bénéfices en forte croissance trimestrielle.

Le géant du commerce en ligne Amazon, qui lui n'appartient pas à l'indice vedette, a perdu 5,14%  après des résultats jugés largement décevants, malgré un sixième bénéfice net trimestriel consécutif.

Les autres résultats du Dow Jones étaient marqués par le secteur pétrolier, là aussi avec des performances contrastées. La major Chevron, qui a annoncé un recul moindre que prévu de ses résultats trimestriels, a gagné 3,9%.

Sa concurrente ExxonMobil a en revanche cédé 2,5% après des résultats trimestriels contrastés en dépit d'une forte réduction de ses investissements qui n'a pas suffi à compenser de faibles marges.

L'indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a reculé de 48,46 points pour terminer la séance à 14 785,29 points.

Le dollar canadien s'est quant à lui apprécié de 0,02 cent US à 74,72 cents US.

Le cours du pétrole brut a plongé de 1,02 $ US à 48,70 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York, tandis que le prix du lingot d'or a gagné 7,30 $ US à 1276,80 $ US l'once.

Le prix du cuivre a avancé de 3 cents US à environ 2,19 $ US la livre à New York.

- Avec La Presse canadienne