Les marchés boursiers de Toronto et New York n'ont pas beaucoup bougé mercredi, alors que la Réserve fédérale des États-Unis annonçait qu'elle laissait, une fois de plus, ses taux d'intérêt inchangés.

Mis à jour le 27 juill. 2016
PC-AFP

L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a cédé 3,46 points à 14 546,54 points, les gains des actions du secteur aurifère ayant contrebalancé en partie les pertes du secteur de l'énergie.

Le secteur minier, mené par les titres aurifères, dont Barrick Gold (+4,6%), a grimpé de 2,9%, tandis que l'énergie perdait 1,5%.

Le dollar canadien s'est pour sa part déprécié de 0,01 cent US à 75,81 cents US.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a reculé de 1 $ US à 41,92 $ US le baril, tandis que le prix du lingot d'or a avancé de 5,90 $ US à 1326,70 $ US l'once. Le cours du cuivre a chuté de 4 cents US à 2,19 $ US la livre.

À New York, Wall Street a encore terminé la séance à l'équilibre hier: le Dow Jones a cédé 0,01% et le Nasdaq a gagné 0,58%.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones  a reculé de 1,58 point à 18 472,17 points mais le Nasdaq, à dominante technologique, a avancé de 29,76 points à 5139,81 points.

L'indice élargi S&P 500, considéré par beaucoup comme le plus représentatif, a cédé 2,60 points, soit 0,12% à 2166,58 points.

Très attendu, le communiqué publié en cours de séance par la Réserve fédérale après deux jours de réunion a laissé les investisseurs perplexes.

Le Comité de politique monétaire (FOMC) a fait preuve d'un relatif optimisme, en tous cas par rapport à sa réunion de juin, en assurant que «les risques à court terme sur les perspectives économiques ont diminué».

Pour certains, cette sérénité laisse la porte ouverte à un relèvement des taux cette année, voire dès septembre, ce qui a très brièvement envoyé le dollar en hausse et les indices boursiers en baisse: «les responsables de la Fed essaient désespérément, mais de façon très molle, de dire qu'ils sont prêts à monter les taux», a commenté Gregori Volokhine, analyste de Meeschaert Financial Services.

Mais le marché a montré qu'il n'y croyait guère, ce qui a conduit l'immobilisme à rapidement reprendre le dessus.

«Le marché s'est fait à l'idée que la Fed trouvera toujours une raison de ne pas rehausser les taux» prochainement, ou en tous cas avant les élections de novembre, assure M. Volokhine.

C'est pour les investisseurs une plutôt bonne nouvelle: ils s'inquiètent généralement qu'un loyer de l'argent en hausse pénalise les investissements et fasse monter le dollar, au risque de handicaper les exportations. 

Plus grosse capitalisation, Apple a tiré l'ensemble du marché avec le bond de 6,5% de son titre, à 102,95 $US.

Le fabricant de pneus Goodyear a progressé pour sa part de 4,2%, bénéficiant de bénéfices en hausse et meilleurs que prévu, même si le chiffre d'affaires a reculé.

Le constructeur aéronautique Boeing est monté de 0,8%, profitant de la progression de son chiffre d'affaires, tandis que ses pertes ont été moins prononcées que redouté.

En revanche le réseau social Twitter a dégringolé de 14,5% à 15,77 $US: la croissance de ses revenus a déçu, tout comme la stagnation du nombre d'utilisateurs, alors que ses résultats restent déficitaires, dix ans après sa création.