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Le TSX mène toujours

Les gains de la Bourse de Toronto sont... (Photo Frank Gunn, Archives La Presse Canadienne)

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Les gains de la Bourse de Toronto sont de 7,2 % depuis le début de l'année, loin devant ceux de l'indice américain S&P des 500 plus grandes sociétés, qui affiche un gain de tout juste 1 % depuis le début de l'année.

Photo Frank Gunn, Archives La Presse Canadienne

Paul Durivage
La Presse

La Bourse de Toronto s'inscrit toujours parmi les plus performantes du monde, grâce à la poussée des titres de ressources naturelles le mois dernier.

L'indice général S&P/TSX du marché boursier canadien, qui avait obtenu l'une des pires performances mondiales l'an dernier, a progressé de 3,4 % en avril et cumule un gain de 7,2 % depuis le début de l'année. Les dividendes sont en sus.

Il s'agit d'une belle avance sur le marché boursier américain. Avec une poussée de seulement 0,3 % en avril, l'indice S&P des 500 plus grandes sociétés affiche un gain de tout juste 1 % depuis le début de 2016.

L'indice élargi américain avait particulièrement mal commencé l'année avec deux mois en baisse. La faiblesse des bénéfices des grandes sociétés américaines au premier trimestre rapportée ces dernières semaines n'aide pas à redonner confiance dans ce marché qui a été plus que généreux en son temps.

Plusieurs stratèges croient d'ailleurs que le marché boursier canadien continuera à surpasser l'américain en 2016 après avoir traîné derrière cinq années durant. La Bourse de Toronto n'a, en fait, jamais « sous-performé » celle de New York plus de cinq années consécutives.

En tenant compte de la force du huard le mois dernier, seules les Bourses du Brésil, d'Argentine et de Russie avaient mieux à offrir. La plupart des autres grandes places boursières apparaissent dans le rouge, les gains sur indices ne suffisant pas à couvrir les effets de devises néfastes du point de vue de l'investisseur canadien.

Christian Charest, observateur du monde des fonds communs pour Morningstar, note d'ailleurs que tous les indices de fonds canadiens qui pistent les catégories d'actions étrangères ont baissé le mois dernier, en raison de leur faible rendement boursier et des pertes de change. Les pires ont été Actions d'Asie-Pacifique, Actions de la Grande Chine et Actions d'Asie-Pacifique excluant le Japon, avec des baisses respectives de 2,8 %, 3,8 % et 4,0 %.

LES RESSOURCES PROFITENT

La poussée gagnante du marché boursier canadien en avril est venue principalement des secteurs plus spéculatifs. Les mines et métaux ont notamment vu un autre mois spectaculaire avec un gain de 20,2 %. Les grands producteurs d'or comme Kinross, Barrick Gold et Yamana Gold ont eux-mêmes progressé de près de 30 % encore le mois dernier tandis que le prix du lingot passait de 1234 $US à 1292 $US.

Les sociétés pétrolières ont aussi continué à remonter la pente avec un gain moyen de 5,9 % en avril. La remontée du prix du baril de pétrole de qualité West Texas Intermediate, de 38 $US à près de 46 $US durant la période, a fait la différence.

Les entreprises du secteur de la santé, Valeant en premier lieu, ont aussi marqué des points avec une reprise de 15,2 % le mois dernier. Les pertes du secteur demeurent toutefois énormes après la débandade de début d'année.

Les titres liés à la consommation, qui avaient si bien servi le TSX dans la tourmente, ont par contre pesé dans la balance d'avril avec les entreprises de télécoms et celles des technologies de l'information.

LA RECOMMANDATION

La performance supérieure des secteurs cycliques depuis la mi-février, qui indique un regain d'appétit du risque de la part des investisseurs, donne un nouveau souffle au marché et inspire confiance aux observateurs. Martin Roberge, de Cannacord Genuity, note d'ailleurs que les poussées des titres de ressources s'étendent habituellement sur environ 23 mois et battent le marché par 43 points de pourcentage en moyenne. « Alors que les titres cycliques emportent le marché, nous conseillons aux investisseurs de ne pas renoncer au S&P/TSX », écrivait-il au milieu du mois en soulignant combien loin nous sommes de ces seuils.




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