Wall Street a fortement baissé hier, au lendemain d'une réunion de la Réserve fédérale qui a inquiété par son analyse de l'économie sans rassurer sur sa politique monétaire: le Dow Jones a perdu 1,74% et le Nasdaq 1,36%.

Mis à jour le 18 sept. 2015
AGENCE FRANCE-PRESSE

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Les marchés à la clôture:

TSX 13 646,90 / -140,26 (-1,02%)

TSX Crois. 549,91 / -1,41 (-0,26%)

Dow Jones 16 384,79 / -289,95 (-1,74%)

S&P 500 1958,08 / -32,12 (-1,61%)

NASDAQ 4827,23 / -66,72 (-1,36%)

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Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones  a cédé 289,95 points à 16 384,79 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 66,72 points à 4827,23 points.

L'indice élargi S&P 500, jugé le plus représentatif par de nombreux investisseurs, a reculé de 1,61%, soit 32,12 points, à 1958,08 points.

«En ne relevant pas ses taux, la Réserve fédérale (Fed) a prolongé les incertitudes... et la Bourse n'aime pas les incertitudes», a résumé Bill Lynch, de Hinsdale Associates.

À l'issue d'une réunion de politique monétaire sur laquelle régnait une incertitude sans précédent depuis des années, la banque centrale américaine a maintenu jeudi ses taux au niveau presque nul où ils se trouvent depuis 2008.

En agissant ainsi, la Fed conserve en l'état son soutien à l'économie et Wall Street a initialement hésité sur la réaction à adopter. Mais, vendredi, elle s'est clairement décidée pour le pessimisme, dans le sillage de la Bourse de Tokyo et des places européennes.

«En premier lieu, on se préoccupe de ce qui inquiète tant la Fed» pour qu'elle maintienne sa politique en l'état, a expliqué Michael James, de Wedbush Securities.

La Banque centrale a accompagné sa décision d'un communiqué très prudent sur la situation économique mondiale et sa présidente, Janet Yellen, a confirmé cette impression dans la conférence de presse qui a suivi en faisant plus explicitement allusion au ralentissement chinois et à ses conséquences pour l'économie américaine.

En ne relevant pas ses taux, «la Fed admet en un sens que l'économie ne va pas si bien et ce n'est pas de bon augure pour les bénéfices des entreprises à l'approche des résultats du troisième trimestre en octobre», a jugé M. Lynch.

Certains observateurs rappelaient par ailleurs que la Bourse avait nettement monté dans les séances qui avaient précédé la décision de la Fed, laissant alors les analystes plutôt perplexes, et ils estimaient que la baisse de vendredi s'apparentait donc à un repli technique, vu le maintien du statu quo par la banque centrale.

«Peut-être certains investisseurs s'attendaient à ce que la Fed relève ses taux de 0,25% (...) et ne fasse plus rien pendant un moment», a conclu M. Lynch. «Et peut-être que c'est ce que la Bourse aurait aimé aujourd'hui».

Les grandes banques ont souffert, après que certaines d'entre elles ont averti que les revenus générés par les activités spéculatives allaient baisser au troisième trimestre. JPMorgan Chase a reculé de 2,73% , Bank of America de 1,89% et Citigroup de 2,63%.

L'indice composé S&P/TSX de la Bourse de Toronto a retraité de 140,26 points pour terminer la séance à 13 646,90 points.

Le dollar canadien a reculé de 0,25 cent US à 75,66 cents US.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a reculé de 2,22 $ US à 44,68 $ US le baril, tandis que le prix du lingot d'or a avancé de 20,80 $ US à 1137,80 $ US l'once. Le cours du cuivre a glissé de 6,6 cents US à 2,386 $ US la livre.

- Avec La Presse Canadienne