Wall Street a fini sans tendance hier, relativisant ses inquiétudes liées à la dévaluation du yuan, pour terminer au neutre face à une actualité économique peu chargée aux États-Unis: le Dow Jones n'a presque pas bougé et le Nasdaq a pris 0,15%.

Mis à jour le 12 août 2015
AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones a cédé 0,33 point à 17 402,51 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, a pris 7,60 points à 5044,39 points. L'indice élargi S&P 500, très suivi par les investisseurs, a pris 0,10%, soit 1,98 point, à 2086,05 points.



La Bourse a ouvert dans le rouge, le Dow Jones perdant à un moment plus de 1,5% avant de se redresser peu à peu pour achever la séance près de l'équilibre.



«Le marché s'est nettement retourné» car il avait «trop baissé et exagéré les conséquences de la dévaluation du yuan», a résumé Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital, estimant que des investisseurs avaient été tentés de revenir sur le marché pour profiter du bas niveau des indices.



À part l'annonce d'un creusement sans surprise du déficit budgétaire américain, l'actualité a en effet été dominée par une nouvelle dévaluation inattendue du yuan, la seconde en deux jours, par la banque centrale chinoise.



Généralement interprétées comme une tentative de relancer les exportations chinoises, ces mesures ont beaucoup perturbé les marchés aux États-Unis et en Europe lors des deux derniers jours. Elles témoignent de l'inquiétude des autorités de Pékin et sont aussi jugées de mauvais augure pour les exportations vers la Chine.



Toutes les Bourses européennes ont terminé en forte baisse. Les entreprises exposées à la Chine étaient comme la veille les plus sanctionnées. L'indice repère des marchés européens, l'Eurostoxx 50, a perdu 3,35%. 



Parmi les valeurs, le géant chinois de la vente sur internet Alibaba a chuté de 5,12%  sur sa cotation new-yorkaise après avoir fait état de résultats trimestriels jugés décevants malgré un bénéfice plus que doublé, grâce à un gain exceptionnel.



Le groupe d'habillement American Apparel, chantre du «made in America», s'est effondré de 37,35% après avoir reconnu que sa situation financière était si mauvaise qu'il pourrait être à court de liquidités pour honorer ses engagements dans les douze prochains mois. Depuis le début de l'année, le titre a perdu près de 90%.



Au lendemain de résultats qui n'ont guère fait réagir les investisseurs, le groupe agroalimentaire Kraft Heinz a reculé de 1,64% après avoir annoncé la suppression de 2500 emplois.



La Bourse de Toronto a clôturé en baisse. L'indice composite S&P/TSX a retraité de 75,14 points, pour s'établir à 14 339,53.



Le dollar canadien a gagné 0,77 cent US à 77,08 cents US.




Du côté des matières premières, le pétrole brut sur le Nymex a augmenté de 22 cents, à 43,30 $ US le baril. Le gaz naturel pour livraison en septembre a grimpé de 8,7 cents, pour s'établir à 2.931 $ US par millier de pieds cubes.



L'or pour livraison en décembre, une ressource souvent perçue comme un refuge lors de tourmentes économiques, a augmenté de 15,90 $, à 1123,60 $ US l'once.

- Avec La Presse Canadienne