La Bourse de Montréal et son marché des produits dérivés pour les investisseurs professionnels ont le vent dans les voiles parmi les divisions du groupe boursier TMX, qui chapeaute aussi la Bourse de Toronto.

Mis à jour le 7 août 2015
Martin Vallières LA PRESSE

Nouveau sommet mensuel de transactions en juillet, hausse de volume de 12% durant les sept premiers mois de 2015 alors que les Bourses d'actions de TMX sont en baisse, contribution croissante aux résultats financiers de TMX.

Bref, la performance d'affaires de la Bourse de Montréal est telle que les hauts dirigeants de TMX ont jugé nécessaire, lors de leur téléconférence de résultats trimestriels avec des analystes, de rehausser leurs ambitions pour cette filiale de produits dérivés parmi les «piliers d'affaires» du groupe boursier.

«Nous avons maintenant une grande occasion de grossir nos affaires dans les produits dérivés et d'élever encore plus haut la marque de la Bourse de Montréal sur le marché canadien et même autour du monde», a mentionné le chef de la direction de TMX, Lou Eccleston.

«Nous travaillons fort sur le développement et la création de nouveaux produits dérivés qui sont en demande parmi nos clients. Nous voulons aussi profiter d'un levier vers la croissance du marché des produits dérivés au Canada et ailleurs dans le monde.»

Les dirigeants de TMX ont attribué une partie de la performance de la Bourse de Montréal à la popularité accrue des produits dérivés parmi les investisseurs professionnels en période de volatilité des marchés boursiers, comme ce fut le cas lors du deuxième trimestre, d'avril à juin.

Néanmoins, ils voient bien plus qu'une simple conjoncture de marchés favorable pour expliquer cette tenue avantageuse de la Bourse de Montréal dans le marché très compétitif des produits dérivés.

En expliquant les résultats financiers du deuxième trimestre, un peu décevants d'ailleurs aux yeux des analystes, le chef de la direction financière de TMX, Michael Ptasznik, a mis au premier plan de son analyse «la croissance des revenus de transactions dans nos services de produits dérivés», alors que les autres principales sources de revenus ont décliné.

Selon le plus récent relevé mensuel d'activités chez TMX, consulté hier par La Presse Affaires, le volume de transactions à la Bourse de Montréal en juillet seulement a établi un record mensuel de 7,35 millions de produits dérivés. Il s'agit d'une autre hausse substantielle de 19% en un mois, et de 37% sur un an.

Marchés d'actions

En comparaison, le volume de transactions sur les quatre marchés d'actions de TMX en juillet était en baisse combinée de 5% par rapport à juin, et en baisse de 0,5% en un an.

Sur sept mois, de janvier à juillet, le volume de transactions à la Bourse de Montréal s'est élevé au niveau record de 43,8 millions de produits dérivés (contrats à terme), en hausse de 12% par rapport à la période correspondante un an plus tôt.

En comparaison, le volume des transactions sur les quatre marchés d'actions du groupe TMX durant les sept premiers mois de 2015 s'est inscrit en baisse de 1,7%.

7,35 millions: nouveau sommet mensuel de transactions de produits dérivés atteint en juillet, en hausse de 19% en un mois et de 37% sur un an

> 43,8 millions: nouveau sommet de transactions de produits dérivés en sept mois (de janvier à juillet), en hausse de 12% sur un an

> 17%: part des produits dérivés dans les revenus d'exploitation de TMX durant le premier semestre 2015

> 21%: part des produits dérivés dans le bénéfice net du groupe TMX durant le premier semestre 2015

LE GROUPE TMX AU DEUXIÈME TRIMESTRE

> Volume sur les marchés d'actions: + 0,6% en un an

> Part du marché des actions au Canada: 73% (- 2 points en un an)

> Volume à la Bourse de Montréal (dérivés): + 7% en un an

> Revenus totaux: 178,7 millions (- 2% en un an)

> Bénéfice d'exploitation: 63,2 millions (- 11%)

> Résultat net: + 27,3 millions (d'un déficit de 71 millions en dépréciation)

Source: Groupe TMX