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La crise grecque inquiète Wall Street

Wall Street a connu sa plus forte baisse depuis près de 15 mois hier, soumise... (PHOTO RICHARD DREW, ARCHIVES AP)

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Agence France-Presse, La Presse Canadienne

Wall Street a connu sa plus forte baisse depuis près de 15 mois hier, soumise comme les autres grandes Bourses aux craintes générées par la possible sortie de la Grèce de l'euro: le Dow Jones a perdu 1,95 % et le Nasdaq 2,40 %.

Selon des résultats définitifs, l'indice vedette Dow Jones a lâché 350,33 points, à 17 596,35 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, 122,04 points, à 4958,47 points.

L'indice élargi S&P 500, dont les performances sont généralement jugées les plus représentatives du marché, a perdu 2,09 %, soit 43,85 points, à 2057,64 points.

C'est la première fois depuis le début de l'année que le S&P bouge de plus de 2 %, et la baisse la plus forte depuis le 10 avril 2014, a relevé Howard Silverblatt, chez S&P Dow Jones Indices.

Le recul des principaux indices américains n'a cessé de s'accélérer au cours de la journée, sans toutefois ne jamais atteindre le niveau d'une panique face à la crise de la dette publique grecque, après la rupture des négociations samedi.

Le marché «est tenu en otage par ce qui se passe à l'étranger et en Grèce», a commenté Bill Lynch, de Hinsdale Associates.

L'ensemble des places européennes ont également accusé une forte baisse lundi, de Paris (-3,74 %) à Madrid (-4,56 %), Milan (-5,17 %), et Francfort (-3,56 %), sans oublier, hors de la zone euro, Londres (-1,97 %).

Mais globalement, «je crois que les marchés ont réagi plutôt calmement, vu la surprise provoquée par les annonces» de la Grèce qui, depuis vendredi soir, a annoncé l'organisation d'un référendum, puis la fermeture des banques et le contrôle des capitaux, a déclaré Alan Skrainka, chez Cornerstone Wealth Management.

«Nous ne pensons pas que les investisseurs doivent trop s'inquiéter d'un potentiel défaut de paiement de la Grèce ou de sa sortie de la zone euro», a-t-il ajouté, soulignant la faible exposition du système financier privé, et la petite taille de l'économie grecque, surtout en tant que partenaire des États-Unis.

«Ce n'est pas un moment à la Lehman Brothers, plutôt un moment à la Radio Shack», a-t-il ajouté, en référence à la faillite bancaire qui avait plongé l'Europe et les États-Unis en récession en 2008, et à la faillite très attendue d'un détaillant d'électronique en février.

Du côté des valeurs, le conglomérat General Electric a perdu 1,66 %  après avoir annoncé la vente de ses activités de gestion de flotte automobile aux États-Unis, au Mexique, en Australie et en Nouvelle-Zélande à Element Financial pour 6,9 milliards US, et en Europe à Arval (BNP Paribas).

Le groupe de presse Gannett, propriétaire notamment de USA Today, a chuté de 5,17 %  au premier jour de sa scission effective d'avec ses activités dans le numérique et la télévision. 

La Bourse de Toronto a culbuté hier de plus de 300 points. L'indice de référence du parquet torontois, le S&P/TSX, a plongé de 317,94 points pour terminer la séance avec 14 490,15 points, un déclin qui a du coup effacé la croissance qu'avait cumulé le TSX depuis le début de l'année. 

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a perdu 1,30 $ US à 58,33 $ US le baril, mais le lingot d'or, considéré comme une valeur refuge lors des périodes d'incertitudes économiques, a vu son prix grimper, prenant 5,80 $ US à 1179 $ US l'once. Le dollar canadien s'est pour sa part déprécié de 0,5 cent US à 80,70 cents US.




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