La Bourse de New York s'est montrée particulièrement prudente mardi, évitant de prendre des risques avant d'être fixée sur le sort de la politique monétaire américaine.

Mis à jour le 17 déc. 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

----------------------

Les marchés à la clôture :



TSX 13 180,09 / -4,32 (-0,03%)

Dow Jones 15 875,26 / -9,31 (-0,06%)

S&P 500 1 781,00 / -5,54 (-0,31%)

NASDAQ 4 023,68 / -5,84 (-0,14%)

-----------------------

Les courtiers «sont tout simplement restés les bras croisés», a observé Sam Stovall de S&P Capital IQ.

Le marché «avait rebondi lundi après plusieurs séances sans élan» et les opérateurs «n'ont pas voulu tenter le diable en prolongeant cette hausse de peur que la Fed fasse ou dise quelque chose qui provoque un retournement de marché», a-t-il ajouté.

Les responsables du Comité de politique monétaire de la banque centrale américaine indiqueront en effet mercredi, à l'issue d'une réunion de deux jours, s'ils décident ou non de commencer à ralentir ses mesures de soutien à l'économie dès ce mois-ci.

À l'approche de cette rencontre, les spéculations sur les choix du FOMC n'ont cessé de se multiplier.

Les plus récents indicateurs ont montré des signes encourageants sur l'économie américaine, amenant certains observateurs à tabler sur une réduction des aides de la Fed dès décembre.

De plus, le projet de budget américain pour 2014 et 2015 négocié par les démocrates et les républicains a passé mardi une étape cruciale au Sénat, ouvrant la voie à sa promulgation dans la semaine et repoussant ainsi le spectre d'une énième crise budgétaire pouvant freiner la reprise de la croissance.

La majorité des observateurs continuent cependant de miser sur un ralentissement des aides de la Fed en 2014.

Les chiffres sur l'inflation publiés mardi appuient cette hypothèse: les prix à la consommation ont affiché une progression de 1,2% sur un an en novembre alors que la banque centrale vise un objectif de 2% annuel pour l'inflation. Cela laisse donc une marge de manoeuvre importante à l'institution pour continuer, sans crainte d'inflation galopante, son soutien à la croissance.

Toutefois, soulignait Peter Cardillo, «si la Fed optait pour le statu quo, cela pourrait signifier qu'elle s'interroge sur la capacité de l'économie américaine à progresser sans son aide, ce qui n'est pas forcément une bonne nouvelle pour le marché».

Le marché obligataire a terminé en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 2,843% contre 2,877% lundi soir et celui à 30 ans à 3,872% contre 3,895% à la clôture précédente.