Wall Street a terminé nettement dans le rouge mercredi, les investisseurs s'interrogeant sur l'avenir de la politique monétaire ultraaccommodante de la Banque centrale américaine: le Dow Jones a cédé 0,77 %, le Nasdaq 1,53 %.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon des résultats définitifs, le Dow Jones Industrial Average a reculé de 108,13 points à 13 927,54 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, de 49,18 points à 3164,41 points.

L'indice élargi Standard and Poor's 500 a perdu 1,24 % (-18,99 points) à 1511,95 points.

À Toronto, la Bourse a clôturé en baisse, mercredi, l'indice composé S&P/TSX ayant perdu 96,16 points, à 12 714,05 points, sur un volume d'environ 436,3 millions d'actions négociées.

La Réserve fédérale des États-Unis (Fed) a indiqué mercredi que la poursuite de sa politique de création monétaire destinée à soutenir la reprise économique du pays, via notamment des rachats d'actifs à hauteur de 85 milliards de dollars par mois, suscitait «de l'inquiétude» pour bon nombre de ses dirigeants.

Aussi, «un certain nombre de participants» à la réunion du Comité de politique monétaire de l'institution de janvier «ont indiqué que l'évaluation, en cours, de l'efficacité et des coûts des rachats d'actifs (...) pourrait bien conduire le Comité à les diminuer ou à y mettre fin» avant même une nette amélioration sur le marché du travail.

«Même si pour le moment il n'y a pas de changement de politique, même si les minutes ne reflètent qu'une discussion», les investisseurs «s'inquiètent du fait que la Fed puisse mettre un terme à sa politique d'assouplissement monétaire» plus tôt que ce qu'ils prévoyaient, a remarqué Gregori Volokhine, de Meeschaert New York.

Les indices ont toutefois mis du temps à réagir vraiment négativement à la diffusion du communiqué de l'institution, en deuxième partie de séance, car «l'évocation d'un éventuel changement de rythme» dans les rachats d'actifs «illustre aussi le fait que l'économie va peut-être un peu mieux», ce qui est «plutôt rassurant», a ajouté l'analyste.

Avant la diffusion des minutes, le marché évoluait déjà en légère baisse, les investisseurs faisant une pause après les forts gains enregistrés depuis le début de l'année et digérant des indicateurs contrastés sur l'économie des États-Unis.

Selon le département du Commerce, les mises en chantier de logements ont reculé plus que prévu dans le pays en janvier, mais le nombre de permis de construire accordés par les autorités, indicateur de la construction à venir, a rebondi de 1,8 % sur la même période.

Le département du Travail a fait savoir de son côté que les prix à la production avaient rebondi aux États-Unis en janvier après trois mois de baisse.

Sur le front des valeurs, le titre des distributeurs d'articles de bureau OfficeMax et Office Depot a reculé respectivement de 7 % à 12,09 dollars et de 16,73 % à 4,18 dollars après l'annonce de leur fusion.

Le titre de la chaîne d'hôtellerie Marriott a perdu 2,72 % à 39,72 dollars alors que les résultats trimestriels du groupe, diffusés mardi soir, se sont affichés en dessous des attentes du marché.

Le groupe de construction immobilière de luxe Toll Brothers a aussi pâti de chiffres inférieurs aux anticipations des experts (-9,05 % à 33,56 dollars).

Le groupe informatique Dell, qui a vu son bénéfice net chuter de 32 % en 2012 mais rester légèrement au-dessus des prévisions des analystes, a grappillé 0,18 % à 13,83 dollars.

Apple a chuté de 2,42 % à 448,85 dollars, pesant ainsi sur le Nasdaq dont il est le principal composant, alors que les inquiétudes sur les ventes de l'iPhone 5 refaisaient surface sur le marché.

Le marché obligataire a terminé sur une note contrastée. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 2,021 % contre 2,026 % mardi soir et celui à 30 ans a avancé à 3,209 % contre 3,205 % la veille.