La Bourse de New York entamait mercredi une séance hésitante après deux jours consécutifs de fermeture exceptionnelle en raison du passage de l'ouragan Sandy qui a paralysé New York.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Vers 10h30, le Dow Jones Industrial Average avançait de 0,38% ou 50,19 points à 13 157,40 points tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, cédait 0,33% ou 9,79 points à 2978,16 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 progressait de 0,21%, soit 2,98 points, à 1414,92 points.

À Toronto, le S&P TSX grimpait de 0,43% ou 53,16 points à 12 430,21 points.

Sur le parquet de l'opérateur NYSE Euronext, où la cloche a sonné mercredi pour la première fois depuis vendredi, après être restée fermée lundi et mardi en raison du cyclone Sandy, certains écrans étaient noirs, comme le montrait la chaîne d'information CNBC.

C'est le maire de la ville de New York, Michael Bloomberg qui a fait sonner la traditionnelle cloche.

Ce geste «signifie que le marché d'actions américain est de nouveau prêt à fonctionner après avoir été suspendu pour deux jours à cause des intempéries, une première depuis 1888», a rappelé Patrick O'Hare, de briefing.com.

Les opérateurs NYSE Euronext et Nasdaq OMX, qui gèrent les principaux indices de la place new-yorkaise, avaient assuré la veille que l'ouverture se déroulerait normalement.

NYSE Euronext, dont les locaux se situent dans la partie sud de Manhattan particulièrement touchée par les intempéries, a affirmé mardi que son bâtiment et le parquet étaient «totalement opérationnels».

Nombre de courtiers et autres salariés du secteur de la finance à New York étaient encore affectés par les problèmes de transports dans la ville.

Un salarié d'une maison de courtage new-yorkaise du centre de Manhattan a indiqué à l'AFP que plus de la moitié de ses collègues étaient parvenus à se rendre au bureau, le reste travaillant depuis chez eux ou étant encore affectés par des coupures de courant.

Les opérateurs n'ont pas rencontré de problèmes techniques pour passer des ordres sur les places financières, a-t-il affirmé.

«On est soulagés que les choses n'aient pas été pires», a noté Michael James, de Wedbush Morgan Securities.

Par ailleurs, «le marché a reçu du soutien des marchés financiers outre-Atlantique, où les résultats d'un certain nombre de sociétés européennes» ont rassuré, a-t-il relevé.

Le recul du titre du géant Apple, qui baissait de 2,25 dollars à 590,40 dollars, passant sous la barre des 600 dollars, entraînait à la baisse les valeurs technologiques et l'indice Nasdaq.

«Le marché est dans l'incertitude après le départ de deux employés clés» d'Apple annoncé lundi soir, a souligné M. James, se référant au responsable du système d'exploitation d'Apple pour mobiles Scott Forstall et celui de son organisation commerciale John Browett, dans le cadre d'un remaniement de sa direction.

Facebook chutait de 4,02% à 21,06 dollars après avoir fortement augmenté la semaine précédente et alors qu'une période de blocage des ventes de titres pour certains actionnaires arrivait à expiration.

Dans leur sillage, Amazon cédait 1,96% à 233,56 dollars, Neflix 2,30% à 67,98 dollars, Yahoo! 0,03% à 16,78 dollars.

Le groupe de distribution eBay, qui a annoncé lundi la suppression de 325 emplois, baissait de 1,70 dollar à 48,67 dollars.

En revanche, Google montait de 0,55% à 678,87 dollars, Microsoft de 1,63 dollars à 28,67 dollars.

Le constructeur automobile General Motors (GM), qui a largement dépassé les attentes de Wall Street et qui a annoncé que le nombre de postes supprimés cette année en Europe se monterait à 2.600, progressait de 6,70 dollars à 24,86 dollars.

Les valeurs bancaires étaient en hausse: Bank of America montait de 1,37% à 9,24 dollars, Citigroup de 1,48% à 37,14 dollars, JPMorgan Chase de 0,53% à 41,38 dollars.

Le marché obligataire montait. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans reculait à 1,712% contre 1,787% vendredi soir, et celui à 30 ans à 2,884% contre 2,953%.