L'expression ça passe ou ça casse prendra tout son sens en Europe au cours des neuf prochains jours.

Richard Dufour LA PRESSE

C'est ce qu'affirme Derek Holt, chez Scotia Capital.

«Il y a eu dans les derniers jours plusieurs rumeurs au sujet de la Grèce, de la recapitalisation des banques, d'une possible injection d'argent dans le FMI et de changement au Fonds de stabilité financière. Tout ça sera mis ensemble au cours de la prochaine semaine pour nous amener à la rencontre des leaders européens le 23 octobre et au sommet du G20 les 3 et 4 novembre.»

Pour beaucoup d'investisseurs, les jours qui viennent seront aussi très importants pour bien mesurer comment le ralentissement mondial a pu affecter les revenus et les profits des entreprises au troisième trimestre et pour en apprendre un peu plus sur ce qu'il faut penser du trimestre actuellement en cours.

D'ici vendredi prochain, des entreprises comme Apple, Microsoft, GE, EnCana, Freeport-McMoRan, Coca-Cola, McDonald's, Yahoo et AT & T vont présenter leurs résultats trimestriels.

Peut-être plus important sur Wall Street, plusieurs grandes banques américaines, dont Goldman Sachs, Bank Of America, Citi, Morgan Stanley, Wells Fargo, US Bancorp et Bank of New York Mellon vont aussi publier leur performance financière.

«La poussée des indices boursiers depuis deux semaines est encourageante. Ça montre que l'appétit pour le risque - une condition nécessaire pour la croissance - grandit. Toutefois, plusieurs des risques qui menacent l'économie sont aussi aigus aujourd'hui qu'il y a deux semaines et la volatilité va certainement rester élevée», commente Alistair Bentley, de la TD.

«Les risques sont encore présents, mais à moins de gaffes importantes, le chemin qui offre le moins de résistance pour les indices boursiers pourrait enfin être vers le haut», dit Robert Kavcic, de la BMO.

Du côté des statistiques économiques, il y aura cette semaine des données sur l'inflation aux États-Unis (mardi et mercredi) et au Canada (vendredi).

L'état du dynamisme de l'économie américaine sera constaté lundi avec une mise à jour de la production industrielle.

Le pouls de l'activité manufacturière pour le mois en cours (octobre) va se prendre lundi (Empire) et jeudi (Philly Fed) avec des sondages régionaux.

La Chine publiera lundi soir des informations sur son PIB du troisième trimestre qui devraient confirmer que la croissance ralentit.

Mardi après-midi, Ben Bernanke prononcera un discours à Boston sur les effets à long terme de la grande récession.

«Il ne faut pas s'attendre à obtenir des éléments d'information sur la politique monétaire de la Fed puisque le sujet de l'allocution est plutôt à consonance didactique», soutient David Madani, chez Capital Economics.

Le TSX a gagné 4 % au cours de la dernière semaine. Le Dow a ajouté 5 %. Le S & P 500 a pris 6 %. Le Nasdaq a progressé de 8 %.

Hier, de fortes hausses ont été enregistrées sur les marchés. La Bourse de Toronto a affiché de solides gains, l'indice composé S & P/TSX a bondi de 169,84 points pour clôturer la séance à 12 081,73 points. Le dollar canadien a avancé de 0,89 cent US à 98,96 cents US et le prix du baril de brut s'est apprécié de 3 % durant la séance. La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a avancé de 166,36 points à 11 644,49 points. L'indice composé du Nasdaq a pris 47,61 points à 2667,85 points, tandis que l'indice élargi S & P 500 a grimpé de 20,92 points à 1224,58 points. Deux éléments positifs se sont démarqués en toile de fond : les résultats publiés par Google jeudi soir et les ventes au détail de septembre supérieures aux attentes dévoilées hier matin aux États-Unis.

- Avec La Presse Canadienne