La Bourse de Toronto a livré une âpre lutte pour se sortir du rouge vendredi, mais ses efforts sont restés vains, les investisseurs s'étant laissé influencer par la publication de données décevantes sur la croissance économique au Canada et aux États-Unis.

Mis à jour le 30 juill. 2010
David Friend LA PRESSE CANADIENNE

L'indice composé S&P/TSX a retraité de 15,21 points, pour terminer la journée à 11 713,43 points. Sur l'ensemble de la semaine, l'indice de référence est resté relativement stable, mais il affiche malgré tout une croissance de 3,7 pour cent pour le mois de juillet.

Statistique Canada a indiqué vendredi que le produit intérieur brut avait crû de 0,1 pour cent en mai, ce qui s'est avéré meilleur que la croissance nulle d'avril mais plus lent que celle observée au premier trimestre.

Aux États-Unis, le département du Commerce a fait état d'une croissance du PIB estimée à 2,4 pour cent pour le trimestre d'avril à juin, ce qui est moindre que celle de 2,5 attendue par les économistes.

Les chiffres témoignent de différentes situations dans les deux pays. Si le Canada maintient lentement mais sûrement sa reprise économique, les États-Unis mènent une lutte bien plus difficile pour regagner le terrain perdu pendant la récession.

Sur Wall Street, les marchés ont connu une séance volatile qui les ont vus osciller entre gains et pertes jusqu'à la clôture.

La moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a finalement rendu 1,22 point à 10 465,94 points, tandis que l'indice composé du Nasdaq a avancé de 3,01 points à 2254,70 points et que l'indice S&P 500 a pris 0,07 point à 1101,60 points.

«Un jour les acheteurs gagnent, le lendemain les vendeurs l'emportent (...) C'est une guerre de tranchée, et tout dépend de ceux qui se battent un peu plus fort», a illustré Irwin Michael, de la firme ABC Funds.

«Nous nous attendons à ce que le marché et l'économie grimpe avec ces séquences en dents de scie (...) Deux pas en avant, un pas en arrière. Nous aimons ce que nous voyons, mais cela met à l'épreuve la patience de tout le monde.»

Le dollar canadien s'est apprécié de 0,74 cent US pour terminer la séance de 97,25 cents US.

Le TSX a connu une panne de courte durée vers la mi-séance, ce qui a affecté les mises à jour des indices du parquet. Un représentant du marché boursier n'était pas disponible pour confirmer la durée de la panne, mais les échanges semblaient être revenus à la normale en après-midi.

Le secteur de l'énergie a glissé de 0,4 pour cent, le cours du pétrole brut ayant gagné 59 cents US à 78,95 $ US le baril à la Bourse des matières premières de New York. Depuis le début juillet, le prix du brut a avancé de 4,4 pour cent.

Les titres aurifères ont avancé de 0,6 pour cent dans l'ensemble, le cours du lingot pour livraison en août ayant gagné 13,30 $ US à 1181,70 $ US l'once à New York. Le contrat à terme de décembre, plus actif, a fait montre d'une hausse de 12,70 $ US à 1183,90 $ US la livre.

Le cours du cuivre pour livraison en septembre a avancé de deux cents US à 3,31 $ US la livre et cumule ainsi une hausse de 12 pour cent par rapport au début du mois.

Les titres technologiques ont affiché les plus importantes hausses, le secteur prenant 1,3 pour cent. L'action de Research In Motion (TSX:RIM) a gagné plus de 2,5 pour cent pour clôturer à 59,15 $, des rumeurs avançant que la société s'apprête à dévoiler un téléphone à écran tactile dès mardi.

La Bourse de Toronto sera fermée lundi à l'occasion du congé civique en vigueur dans plusieurs provinces, mais pas au Québec.