Le comédien Jean-François Harrisson devra se rendre dans les bureaux de la Couronne s'il veut prendre connaissance de la preuve retenue contre lui, c'est-à-dire les images qu'on l'accuse d'avoir diffusées. Parce que c'est de la pornographie juvénile, cette preuve ne peut être transmise à l'avocat de la défense.

Mis à jour le 3 avr. 2009
Christiane Desjardins LA PRESSE

C'est ce que qu'on a appris ce matin, alors que l'avocat du comédien, Me Claude F. Archambault, s'est présenté devant le juge de la Cour du Québec, Martin Vauclair. Le comédien de 34 ans brillait par son absence. Il est dans son droit, à cette étape, de se faire représenter par un avocat. Ce matin, on a appris que la preuve est presque complétée. Après la courte audience, Me Archambault devait lui-même aller visionner la partie disponible de cette fameuse preuve dans les bureaux de la Couronne.

Il a aussi l'intention de demander le changement d'une des conditions imposées à Harrisson, soit celle lui interdisant de se trouver seul en présence de mineurs. M. Harrisson voudrait pouvoir être seul avec son fils de 11 ans. Cet été, il compte visiter sa mère en Gaspésie avec son fils, a expliqué Me Archambault en sortant de la salle d'audience.

Le matériel pornographique dont il est question, impliquerait essentiellement des enfants de sexe féminin. M. Harrisson a été arrêté au début de mars et accusé de possession et distribution de matériel pornographique.

L'enquête qui a mené à Harrisson avait été amorcée aux États-Unis.