Le juge Claude Parent, de la Cour du Québec, a rendu son verdict, hier, au procès des «narcotorpilles»: Frédérick Brind'Amour, ancien ho-ckeyeur professionnel, a été reconnu coupable de complot relativement à cette histoire d'importation de 52 kg de cocaïne cachés dans les ballasts d'un cargo en provenance du Venezuela, tandis que son frère aîné, Marc-André, s'en est tiré avec le bénéfice du doute.

André Cédilot LA PRESSE

Les faits, tels que décrits dans l'acte d'accusation, n'ont pas été contestés par les accusés. Toute la difficulté de ce procès était de savoir si la «défense de contrainte» de Frédérick Brind'Amour tenait la route et, d'autre part, si Marc-André était pleinement conscient qu'il allait récupérer une cargaison de drogue quand il a accompagné son cadet au Nouveau-Brunswick, le 4 décembre 2004.

 

Avec tout ce qui est arrivé dans les deux journées dont il a été question, le doute n'était plus permis, «si ce n'est l'aveuglement volontaire», a estimé le juge Parent.

Frédérick Brind'Amour entendra les plaidoiries des avocats pour déterminer la sentence le 4 septembre prochain. D'ici là, il devra se soumettre à une évaluation sociojudiciaire.