Tentative d'évasion d'une détenue de Leclerc

La semaine dernière, une détenue du Centre de... (PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE)

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La semaine dernière, une détenue du Centre de détention Leclerc a fait une tentative de fugue de l'hôpital de la Cité-de-la-Santé de Laval.

PHOTO ROBERT SKINNER, ARCHIVES LA PRESSE

Une détenue a tenté de s'évader de l'hôpital de la Cité-de-la-Santé de Laval, la semaine dernière, alors qu'elle était hospitalisée sans escorte, a appris La Presse. Une situation que le syndicat de la prison attribue au manque d'effectifs à l'établissement Leclerc, nouvellement fusionné.

Le ministère de la Sécurité publique affirme plutôt que la femme répondait aux critères pour une sortie sans accompagnement.

L'établissement Leclerc fait les manchettes depuis deux mois, alors que toutes les détenues de la prison Tanguay y ont été transférées.

Début avril, une femme en attente de son procès pour meurtre s'est enlevé la vie entre les murs de l'établissement. Jeudi, Le Devoir révélait qu'une congrégation religieuse s'inquiétait vivement des conditions de vie des détenues, transférées dans l'établissement « sans tenir compte [de leurs] droits fondamentaux ».

« PAS AUX INFIRMIÈRES D'ASSUMER LE RISQUE »

La semaine dernière, une détenue du Leclerc « a fait une tentative de fugue de l'hôpital de la Cité-de-la-Santé de Laval », a confirmé Johanne Paré, du Centre intégré de santé et de services sociaux de Laval.

Selon nos informations, elle aurait été rattrapée aux portes de l'hôpital. Elle était hospitalisée au troisième étage de l'hôpital.

« Elle était en permission de sortie à des fins médicales », a continué Alexandra Paré, du ministère de la Sécurité publique (MSP). « L'analyse de l'information qui était dans son dossier social a fait qu'on a accepté une permission de sortir sans escorte. »

Le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ-CSN) n'est pas du même avis.

Selon Mathieu Lavoie, président du syndicat, « le manque d'effectif que l'établissement vit depuis la fusion entre Tanguay et Leclerc » a joué un rôle dans le fait que la détenue a été laissée seule.

« C'est clair que pour moi, il devrait y avoir des agents en tout temps pour assurer la sécurité des infirmières, du personnel médical, mais aussi de la population en général », a-t-il fait valoir. « Je pense que ce n'est pas aux infirmières d'assumer le risque que peut poser une personne incarcérée, qui est la responsabilité. »

Le MSP assume sa décision. « On a jugé que l'escorte n'était pas nécessaire. C'est important de mentionner que ce n'était pas en raison d'un manque d'effectifs, [cette possibilité de sortie sans escorte] est prévue dans la loi », a fait valoir Alexandra Paré.

L'établissement Leclerc est un ancien pénitencier fédéral vendu au gouvernement du Québec il y a cinq ans. Depuis que les détenues de la prison Tanguay y ont été installées, en février, la prison provinciale est mixte.

Le transfert des détenues a été effectué « sans une préparation adéquate et sans tenir compte des droits fondamentaux », ont dénoncé les soeurs de l'Institut Notre-Dame du Bon-Conseil de Montréal, dans une lettre au MSP dévoilée par Le Devoir. Les religieuses déplorent le fait que le bâtiment soit prévu pour accueillir des individus très dangereux - barreaux omniprésents, déplacements très limités - alors que toutes les détenues n'ont pas besoin de ce genre d'encadrement.




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