François-Vivier Gagnon, l'une des quatre personnes soupçonnées d'avoir déclenché des bombes fumigènes dans le métro, restera derrière les barreaux une treizième nuit. Le juge chargé de décider de sa remise en liberté rendra sa décision jeudi, vers 10h30.

Émilie Bilodeau LA PRESSE

Les trois autres coaccusées dans cette affaire, Genevieve Vaillancourt, Roxanne Belisle et Vanessa L'Écuyer, ont toutes retrouvé leur liberté vendredi dernier avec certaines conditions. La Couronne s'est cependant opposée à la remise en liberté du jeune homme de 22 ans lors de son enquête sous caution mercredi, parce qu'il fait notamment face à des accusations de méfait et d'entrave au travail des policiers en lien avec l'occupation du Cégep du Vieux-Montréal qui avait eu lieu en février dernier.

«L'accusé avait déjà une cause pendante. Il s'était déjà engagé à respecter certaines conditions et de là vient son fardeau à lui de convaincre le tribunal que sa remise en liberté ne constitue pas un risque pour la société», a affirmé le procureur de la Couronne, Me Steeve Larivière.

La mère de M. Gagnon est venue dire à la cour qu'elle se porterait garante de son fils jusqu'à son procès. Quatre professeurs en sociologie à l'UQAM ont également chacun signé une lettre pour témoigner du bon comportement de l'accusé dans le cadre de ses cours à l'université.

François-Vivier Gagnon a souvent hoché de la tête en écoutant le témoignage de sa mère. Au moment de quitter la salle d'audience, il lui a souri et a salué quelques amis qui étaient venus entendre la décision du juge.

François Vivier-Gagnon est accusé de complot, de méfait de plus de 5000 $ et d'incitation à craindre le terrorisme. Selon l'acte d'accusation, il fait également face à une accusation de port d'arme prohibée puisqu'il avait en sa possession un couteau papillon. Il attend de recouvrer sa liberté depuis 12 jours, soit depuis le 11 mai dernier, alors qu'il s'était livré aux policiers.

Une ordonnance de non-publication empêche de révéler les détails de la preuve.