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Les locataires de la rue Deguire s'adressent à la Régie du logement

Beaux 41/2 rénovés dans un grand immeuble, cuisinière et frigo fourni. Piscine et sauna, dépanneur, salon de coiffure et garderie au rez-de-chaussée. Stationnement intérieur, accès facile aux grands axes routiers, quartier paisible. Prix: entre 790$ et 825$ par mois, chauffé. «Le prix varie selon l'étage, indique la dame au téléphone. Et nous avons une promotion: on vous offre 250$ de rabais sur le premier mois!»

Difficile de savoir combien d'appartements seront libres pour juillet dans les immeubles du 155 et 135, Deguire, dans l'arrondissement de Saint-Laurent, parce que bon nombre de locataires n'ont pas un bail qui se termine en juillet. Mais les propriétaires ne lésinent pas sur les moyens pour attirer de nouveaux locataires... et faire oublier la mauvaise publicité dont a souffert l'immeuble ces derniers mois.

 

Un stationnement fermé

Les locateurs ont beau vanter, par exemple, l'accès au stationnement souterrain «présentement en rénovation», celui-ci est toujours fermé depuis l'effondrement partiel du 26 novembre dernier. Un livreur de 39 ans est mort lorsque son camion a été écrasé sous une dalle de béton. L'enquête du Bureau du coroner est toujours en cours et devrait se terminer dans les prochains jours.

À la suite de l'accident, l'immeuble du 135, Deguire a été évacué pendant une semaine, le temps que la Régie du bâtiment fasse une inspection. Les locataires avaient été logés à l'hôtel aux frais du propriétaire, Cap Reit, qui leur avait aussi versé une allocation pour les repas et pour des achats de première nécessité.

À la Régie

Aujourd'hui, 25 locataires et leurs familles poursuivent Cap Reit devant la Régie du logement. Ils demandent une réduction du loyer et le remboursement de dommages et intérêts subis durant l'évacuation. «Les gens reçoivent des avis de renouvellement, ils ne savent pas quoi faire parce qu'ils ne veulent pas rester, mais ils n'ont pas d'argent pour déménager», indique l'avocate des locataires, Katia Pietrunti.

Les sommes réclamées varient entre 3500$ et 20 000$, selon les familles. Les réductions de loyer demandées sont d'environ 200$ et l'allocation quotidienne de 25$ qui leur a été remise pendant l'évacuation est jugée insuffisante par certains locataires. Enfin, «celui qui réclame 20 000$ est un locataire qui a vu l'effondrement et l'homme mourir», dit Me Pietrunti.

Longue liste

Outre les conséquences de l'évacuation, la liste des récriminations des locataires est longue: mauvais entretien de l'immeuble en général, logements désuets, lenteur des ascenseurs... «Les loyers sont assez coûteux pour la qualité des lieux, dit l'avocate. Il y a bien une piscine et un sauna, mais les locataires n'y ont jamais eu accès!»

La Régie du bâtiment a d'ailleurs signalé dans un rapport publié en février des défectuosités du système électrique, de chauffage et de plomberie.

Un stationnement temporaire a été mis à la disposition des locataires à environ 1 kilomètre de l'immeuble. Un bus fait la navette entre les deux endroits. «Mais la navette passe toutes les 20 ou 30 minutes et les locataires ne peuvent transporter plus d'un sac par personne.»

La date d'audition n'a pas été fixée, mais les locataires pourraient ne pas être entendus avant l'automne. Cap Reit n'a pas répondu à nos appels hier.

 




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