Source ID:; App Source:

Entre milieux criminels et monde des affaires

Nomand Marvin «Casper» Ouimet, un Hells Angels dont...

Agrandir

Nomand Marvin «Casper» Ouimet, un Hells Angels dont le domicile de Trois-Rivières a fait l'objet d'une perquisition hier.

André Noël
André Noël
La Presse

L'enquête en cours de la Sûreté du Québec sur l'industrie de la construction porte entre autres sur le Hells Angel de Trois-Rivières Normand Marvin «Casper» Ouimet. Appartenant à la nouvelle génération de motards, l'homme de 39 ans se fait discret et a ses entrées aussi bien dans les milieux criminels que dans le monde des affaires.

Dans un rapport datant de 2006, les spécialistes de la SQ s'inquiétaient déjà de l'implication grandissante des Hells Angels dans l'industrie de la construction. On y parlait notamment de Ouimet et de l'entreprise Pavage Tremblant, établie à Labelle, dans les Hautes-Laurentides.

 

Sous le chapeau d'une société à numéros, celle-ci est devenue Vincy Aménagement et Paysagement, ainsi que Vincy Spa-Nature. En 2006, au Salon du chalet et de la maison de campagne, Ouimet se disait directeur des ventes de Vincy. Dans les registres du gouvernement provincial, il en est le président et actionnaire majoritaire.

Ouimet a porté les couleurs des Rowdy Crew de Montréal-Est-Lanaudière pendant quatre ans. Jusqu'à ce qu'il soit promu au sein des Hells Angels de Trois-Rivières, en 1998, il était chargé de collecter l'argent de la drogue dans les bars de Repentigny. Ces deux gangs ont été fort actifs dans la guerre contre les Rock Machine pour le contrôle du trafic de drogue dans l'île de Montréal.

À la fois rusé et discret, d'où son surnom de Casper, en référence au célèbre petit fantôme des dessins animés, Ouimet a joué un rôle clé dans la réorganisation interne ayant suivi l'opération Printemps 2001, qui avait rayé de la carte les Hells Angels Nomads et leur équipe de choc des Rockers. Appelés à prendre la relève, Ouimet et son alter ego Mario Brouillette approvisionnaient les vendeurs de cocaïne du centre-ville de Montréal par le biais des Syndicate, une filiale issue des gangs de rue.

Ouimet a échappé de justesse à la rafle qui a permis de coffrer Brouillette et les hauts dirigeants de la «clique» des Syndicate, en mai 2006. À la suite de cette opération, les Hells Angels ont poursuivi leur manège, avec plus ou moins de succès, cette fois avec l'aide des frères Emmanuel et Ismaël Zéphir, anciennement à la tête d'un redoutable gang de rue. Mieux connue sous le nom de projet Axe, la nouvelle razzia policière du 12 février dernier a de nouveau fait chanceler - du moins momentanément - les activités illicites de la puissante bande de motards dans le centre-ville de Montréal.

Bien qu'il se tienne dans les restaurants branchés, Ouimet s'en est encore tiré indemne. En 2007, il était présent au bar Radio Lounge, boulevard Saint-Laurent, quand une recrue du gang des K-Crew, d'allégeance rouge, a ouvert le feu à travers la vitrine de l'établissement. Le suspect, qui était en rogne avec des Hells Angels, a été arrêté par la police. Inquiets, les Hells Angels ont mis sur pied une «équipe de football» chargée de faire le ménage dans le secteur convoité du boulevard Saint-Laurent.

 




La liste:-1:liste; la boite:2099152:box; tpl:html.tpl:file
la boite: 1600127:box; tpl: 300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

La liste:-1:liste; la boite:219:box; tpl:html.tpl:file
image title
Fermer