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Alexandre Gendron coupable du meurtre non prémédité de sa conjointe

Alexandre Gendron a reconnu avoir causé la mort... (Photo archives La Presse)

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Alexandre Gendron a reconnu avoir causé la mort de Cheryl Bau-Tremblay, entre le 1er et le 6 août 2015.

Photo archives La Presse

Alexandre Gendron est reconnu coupable du meurtre non prémédité de sa conjointe enceinte Cheryl Bau-Tremblay. Le jury a rendu son verdict vendredi matin au troisième jour des délibérations au palais de justice de Saint-Hyacinthe.

L'homme de 38 ans a étranglé Cheryl Bau-Tremblay, le 1er août 2015, dans leur résidence de Beloeil, alors que la jeune femme semblait sur le point de le quitter en raison de son alcoolisme. Alexandre Gendron avait caché le corps de sa conjointe enceinte de cinq mois pendant cinq jours dans un sac de couchage dissimulé en dessous de leur lit.

L'accusé visait un verdict d'homicide involontaire, puisqu'il reconnaissait dans son témoignage avoir causé la mort de sa conjointe. Il prétendait l'avoir «choké» sans le vouloir pendant une dispute en voulant l'empêcher d'utiliser une bouteille de parfum pour le frapper. Il avait bu entre 15 et 18 bières ce jour-là, mais n'était pas soûl selon lui. Son témoignage particulièrement décousu n'a visiblement pas convaincu le jury.

Une semaine avant sa mort, Cheryl Bau-Tremblay avait demandé l'intervention des policiers, enfermée dans la salle de bain. «Je suis avec mon conjoint et ça se passe pas bien. S'il vous plaît, envoyez-moi quelqu'un. Ça dégénère! Il est agressif», confiait-elle, apeurée, à l'agente du 911.

La jeune femme s'était réfugiée chez sa soeur et avait échangé plusieurs messages à son conjoint, lesquels montraient toute son exaspération par rapport à son problème d'alcool. «Je te déteste, j'ai hâte que tu sortes de ma vie et que je puisse passer à autre chose. Pis pense même pas te pointer à l'écho. Tu as laissé tomber [notre bébé]... Tout comme moi. Soûle-toi pour oublier à quel point tu es indigne d'être dans nos vies», lui avait-elle écrit, deux jours avant le meurtre.  

Le 1er août, elle avait annoncé à l'accusé qu'elle viendrait dans sa maison en après-midi, mais qu'il espérait qu'il ne soit pas présent. « Osti, je ne feele pas pour me faire écoeurer», avait-il rétorqué. «Deadline is over», concluait Cheryl Bau-Tremblay.




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